Culture

Tremblez d’horreur face à des monstres aux visages angéliques avec les Enfants tueurs de Christian Page

Les Enfants tueurs de Christian Page. Editions de l'Opportun. Photo : Philippe Lim
Les Enfants tueurs de Christian Page. Editions de l’Opportun. Photo : Philippe Lim

Déstabilisant. Effrayant. Captivant. Voici les termes qui caractérisent le mieux ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun. Christian Page décrypte le phénomène en pleine croissance des enfants tueurs. Il nous plonge à travers 30 affaires criminelles déstabilisantes au cœur des pires crimes commis par des enfants. Cela n’est pas sans nous rappeler certains films comme le Bon fils ou le Village des damnés.

Au cœur de cet ouvrage, l’auteur nous invite à voir au-delà de la vision idyllique. Car «les enfants peuvent mentir, manipuler et faire preuve d’une extrême violence ». Ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun est le fruit d’un travail minutieux, documenté et ponctué de rencontres avec divers experts. « Au fil des mois, j’ai appris à connaître les enfants tueurs. Un phénomène en pleine croissance ».

Au fil des pages de cet ouvrage de Christian Page on plonge dans une horreur à visage humain. Une horreur indicible cachée derrière le masque de l’innocence. Ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun se concentre sur 30 des pires crimes commis par des enfants. Ceux-ci sont plus ou moins connus.

A chaque fois l’histoire vraie abordée est introduite par le nom du criminel ainsi que par un sous-titre des plus évocateur. Ainsi dans un premier temps, Christian Page s’intéresse à Jay Kelly Pinkerton « le voyeur assassin ».

Puis le récit commence toujours dans un souci du détail, d’objectivité et de compassion voire de respect envers les victimes et leurs familles. Pour commencer, l’auteur nous dresse si l’on peut dire le portrait de la victime. Cette dernière « ignore qu’au même moment un autre genre de monstre profite de son absence pour s’introduite chez elle ». Cette « bête à les traits d’un jeune homme de 16 à 17 ans ».

Ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun est écrit dans un style facile à lire constitué de phrases courtes des plus visuelles. On a limite l’impression d’assister à la scène. Ames sensibles s’abstenir. Des plus minutieux les Enfants tueurs de Christian Page comporte des extrait d’entretiens et de multiples illustrations. Celles-ci proviennent entre autres de collections privées voire de la police. Elles mettent en scène l’arme du crime. On retrouve aussi des photos des victimes, des criminels….

Au fil des pages de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun on assiste aux investigations. De même nous sommes confrontés à l’horreur de la situation restituée sans filtre. A chaque fois des intertitres donnent le ton de cette plongée au cœur de ce cauchemar trop humain « un spectacle insoutenable ».

Cependant dans les Enfants tueurs de Christian Page au cœur des ténèbres subsiste une touche de lumière. Ainsi nous sommes déstabilisés, choqués par ce meurtre. Mais au détour d’une page nous pouvons aussi être touché par des preuves d’empathie voire de compassion.

Dont par la prévenance des agents de police qui « faisant croire aux enfants qu’ils les déguisent en fantômes. Les deux policiers leur mettent un drap sur la tête pour les faire sortir. Ce qui leur évite de voir la scène du crime ».

Au fil des pages de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun on suit en détail les investigations à travers entre autre des synthèses de rapport d’autopsie…. Nous plongeons encore plus au cœur de l’horreur de ce crime effrayant. Faute de preuves, ils ne peuvent arrêter le suspect. Ce dernier malheureusement récidive.

Étonnement si l’on peut dire les Enfants tueurs de Christian Page en plus d’être déstabilisant se révèle par bien des points des plus enrichissant. Ainsi on en apprend plus sur certains points de la médecine légale. Dont sur les avancées de cette science.

Sur ce point j’ai appris entre autres qu’il existe deux types d’empreintes. Celles dites « par contact » et celles dites « par dépot ». « Les premières sont produites par le sébum de la peau et correspondent à une image positive de l’empreinte. Les secondes sont produites par le transfert d’une substance recouvrant les doigts ou les mains comme de la peinture et du sang. Elles forment une image négative de l’empreinte (…) ».

De même cet ouvrage des plus complet proposé par les Éditions de l’Opportun se révèle des plus enrichissant du point de vue juridique voire plus largement de la loi. Ainsi j’ai appris que tout au moins à cette période « chaque adolescent bénéficie de la clémence du système. Ils écopent entre autres d’avertissements, de peines suspendues ou de courts séjours en centre de détention ». S’ensuit un portrait des coupables et de leur antécédent. En conclusion de chaque partie on découvre la peine encourue voire ce qu’ils sont devenus après leur séjour en prison.

Chaque section des Enfants tueurs de Christian Page, nous confronte à des monstres à visage humain. Ceux-ci sont dissimulés derrière le masque de l’innocence. Cependant ils se révèlent capables des pires atrocités.

A chaque fois ou presque chaque histoire vraie est introduite par une sorte de mise en situation introduisant le crime, l’horreur. Dans la section consacrée à Louis Hamlin et Jamie Savage qui porte bien son nom « un raccourci pour l’horreur ».

En plus de ressentir de l’empathie pour les victimes, on ressent la tension de plus en plus palpable de certains passages. De nouveau une lueur persiste preuve de résistance, de courage une des petites suppliciées toujours vivante va témoigner contre les suspects.

Durant cette section des Enfants tueurs de Christian Page, on en apprend à nouveau plus sur les lois. Ainsi « les lois du Vermont fixaient en effet à leur majorité l’incarcération maximale des délinquants de moins de 16 ans. Pour les législateurs en de ça de cet âge il n’y a pas de criminelles seulement des délinquants. L’affaire Hamelin-Savage va entraîner une réforme. Celle-ci n’est malheureusement pas rétroactive ».

Au côté de Christian Page, on entame un effroyable voyage dans le monde entier pour voir les différents visages du mal. Un mal trop humain se cachant derrière le masque de l’innocence d’un enfant. Dont Brenda Ann Spencer à l’origine d’une fusillade effroyable. Pour un motif absurde entre autres « je n’aime pas les lundis » ou par soucis de gloire.

L’auteur de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun sait captiver le lecteur. Ainsi «En apparence l’adolescente n’est ni mieux ni pire que ses camarades : en réalité rien n’est moins vrai ». Au fil des pages on plonge à ses côtés dans un cauchemar éveillé ou le mal n’a pas le visage qu’on pense. Nous sommes confrontés à des fusillades, des meurtre….

Concernant le côté enrichissant de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun on apprend qu’en « Caroline du Nord comme dans 22 autres états. Il n’y a pas d’âge minimum pour juger un mineur devant un tribunal pour adulte dans une affaire de meurtre ».

Aux côtes d’enfants tueur plus ou moins connu nous en retrouvons d’autres tristement célèbres. Parmi ceux-ci on peut citer Mary Flora Bell (« la Mauvaise graine ») mais aussi Robert Thomson et Jon Venables « un crime qui a choqué le monde ». Dont s’inspire en partie le film et le livre Boy A. Ce sont des assassins sadiques de 10 ans qui ont commis un crime d’une rare sauvagerie. Tous deux seront libérés. L’un d’eux récidivera, Jon Venables.

Face à ces histoires effroyables on découvre avec horreur qu’il n’y a pas d’âge pour la cruauté et le sadisme. Ainsi que penser de Jason Gamache âgé de 16 ans (« Docteur Jekyll et Mister Hyde »). Ce dernier croisant la mère de sa victime durant la battue pour la retrouver se « dit « étonné d’apprendre sa disparition ».

Mais surtout il ne cesse de répéter à la mère « vous devez vous préparer au pire ». Des plus machiavélique et faisant preuve d’un effroyable sang-froid. Jason Gamache propose « de garder les autres enfants du couple pendant qu’on les réconforte suite à la découverte du corps ». C’est l’identification d’une empreinte de chaussure qui va marquer le tournant de l’enquête.

Autre cas évoqué Todd Smith alors âgé de 14 ans (« un tueur à l’école »). Cette fusillade « survient à peine une semaine après le massacre de l’école Columbine ». « C’est le sixième drame du genre au Canada depuis 1975. La majorité est commise par des jeunes marginaux incluant Todd Smith ». Parmi eux, Marc Lépine auteur le 6 décembre 1989 d’une fusillade à l’école Polytechnique de Montréal.

Au fil de notre lecture de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun nous sommes invités à entamer un voyage autour du monde pour nous rendre sur les théâtres de drames déchirants. Nous plongeons au cœur d’une horreur effroyable peuplé d’enfants tueurs machiavéliques. Ces derniers pour la plupart tuent de sang-froid et semblent ne pas éprouver de remords.

Au cours de notre lecture on ne peut rester insensible face au sort des victimes et de leur famille. On est troublé, choqué face à ces histoires vraies et certaines données mise en lumière. Ainsi « D’après les experts près de 32% des crimes sexuels sont commis par des jeunes de moins de 18 ans ». Christian Page définit ensuite ce que l’on entend par crime sexuel. De même on ne peut qu’être d’accord avec lui quand il dit que « ces crimes effroyables nous rappellent que les portes closes peuvent cacher de terribles secrets ».

Soyez conscience que le mal peut prendre bien des visages avec les Enfants tueurs de Christian Page

Les Enfants tueurs de Christian Page. Éditions de l’Opportun. Prix : 19,90 €

Pour plus d’info : https://www.editionsopportun.com/

Rédactrice freelance, Pigiste

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