Laissez-vous émouvoir par le portrait de Jane Eyre dressé par Charlotte Brontë
Jane Eyre une jeune orpheline est recueillie pour son plus grand malheur par l’une de ses tantes. Cette dernière la haïe de façon viscérale. C’est pourquoi, elle décide de se débarrasser de ce trop lourd fardeau en la plaçant dans un orphelinat.
Au bout de 8 ans, Jane Eyre décide de voler de ses propres ailes. Ainsi elle passe une annonce pour trouver une place de gouvernante. Peu de temps après la jeune femme reçoit une réponse du château de Thornfield pour s’occuper de la petite Adèle.
Le ténébreux maître des lieux ne la laisse pas indifférente. Cependant tout comme son château il est hanté par un fantôme du passé, un terrible secret…
Émouvant. Empathique. Culte. Voici les termes qui caractérisent le mieux Jane Eyre de Charlotte Brontë. Les Éditions Hauteville nous invitent à découvrir voire redécouvrir ce grand classique de littérature. Ce roman gothique voire d’apprentissage aux valeurs peut être pour certaines un peu désuètes nous dresse le portrait d’une femme.
Celle-ci est déterminée et à une volonté forte. On suit avec passion et bien qu’on note quelques longueurs son évolution. Jane Eyre nous est narrée comme le témoignage, les mémoires si l’on peut dire de cette dernière. Celle-ci nous conte sa vie.
Tout commence dans ce livre proposé par les Éditions Hauteville sur une touche dramatique, triste. A savoir l’enfance de Jane Eyre. Cette dernière, orpheline a été recueillie par son oncle et sa femme. A sa mort, sa femme de mauvaise grâce a gardé l’enfant par respect pour ses dernières volontés.
Cependant Jane Eyre est vue comme le vilain petit canard et se sent inférieur. Ce sentiment est amplifié car elle est mise à l’écart. Ainsi « Eliza, John et Georgina étaient groupés dans le salon autour de leur mère (…) défendu de se joindre à eux ». Charlotte Brontë nous fait ressentir de l’empathie pour Jane Eyre et ce dès le début. L’intrigue nous est donnée de son point de vue et une chose est sûre ce que l’on en voit est triste et émouvant.
Tout comme leur mère les enfants cruels la maltraitent et lui font sentir son infériorité. Que ce soit par les gestes ou la parole. Ainsi ils la qualifient de « mauvaise bête » voire lui déclarent « vous dépendez de nous. Vous n’avez pas d’argent. Votre père n’en a pas laissé. Vous devriez mendier non pas vivre ici avec des enfants riches, manger à la même table qu’eux porter les mêmes vêtements aux dépens de leur propre mère ».
Cependant bien qu’elle soit polie et en retrait. Jane Eyre bouillonne et laisse parfois éclater sa vraie personnalité. Outrée, blessée par les multiples injustices dont elle est l’objet. Jane Eyre sait faire preuve d’une nature insoumise, mais digne. Ainsi durant ce passage de ce livre proposé par les Éditions Hauteville la jeune fille finit par se défendre et est en retour sévèrement punie.
Ce traitement injuste n’est pas uniquement limité à la famille. Même les employés la rabaissent « vous êtes moins qu’une servante ». Ces dernières se montrent sans cœur, sans compassion face à cet enfant douce et mal aimée.
C’est comme si elles étaient empoissonnées par l’atmosphère ambiante. « Madame a convenu avec moi. C’est une enfant sournoise dépourvue de franchise. Je ne voudrais pas avoir un cœur semblable au sien ». Face à ces injustices une petite voix révoltée cris en elle à l’injustice. Cela avant d’être accablée par la tristesse. On ne peut que ressentir de l’empathie pour Jane Eyre. Celle-ci est passionnée par les livres.
De temps en temps au cours de son récit, elle intervient rompant le cours du temps. Durant ces passages elle donne son avis ou revient sur un souvenir en particulier. « Maintenant bien des années se sont écoulées toutes ces raisons m’apparaissent clairement ».
Ainsi elle apprend qu’à la mort de son oncle. Celui-ci a fait promettre à sa femme Mme Reeds qu’elle élèverait Jane Eyre comme ses enfants. Cependant cette dernière ne peut l’aimer. « Elle la voit ainsi s’introduire dans sa propre famille ».
Durant ce passage de Jane Eyre de Charlotte Brontë sa tante l’enferme dans la chambre rouge. Au cœur des ténèbres la pauvre enfant croit voir un fantôme. Effrayée et apeurée elle appelle à l’aide, mais personne ne vient à son secours.
Après avoir fait un malaise, à son réveil, Jane Eyre trouve à son chevet un apothicaire. Mais surtout à son plus grand étonnement et bonheur suite à cette aventure Bessie une des employées se montre plus douce envers elle. Bessie a bon cœur « Madame est trop sévère (…) ». « Pauvre demoiselle Jane, elle est bien à plaindre ».
Cependant même si Bessie se montre plus douce plus empathique quelque chose c’est cassé en Jane Eyre. Cela suite à cette expérience traumatisante pour une enfant. « Mais mes nerfs avaient tellement été ébranlés que le calme n’avait plus pouvoir de les apaiser et que le plaisir n’exaltait plus en eux aucune sensation agréable ».
Durant ce passage de ce livre proposé par les Éditions Hauteville Jane Eyre ne peut rester de marbre et interrompt son récit. Cela pour apostropher la responsable de ces malheurs, tout en faisant preuve de bonté.
« Cependant mes nerfs reçurent un choc dont je ressens encore aujourd’hui les répercussions. Oui Mme Reed grâce a vous je souffre de profondes angoisses. Mais je vous pardonne car vous ne saviez pas ce que vous faisiez ».
C’est au cours de ce passage de ce roman de Charlotte Brontë qu’on apprend enfin son nom « Jane Eyre ». Cette dernière raconte ses malheurs à l’apothicaire et lui fait part de son souhait d’aller en pension. Lieu qui selon elle est préférable à la demeure des Reeds où Jane souffre constamment.
Toutefois à l’empathie, la douceur de Bessie s’oppose l’attitude des autres habitants de la maison dont Abbott une autre employée. « Si c’était une belle enfant on pourrait avoir pitié d’elle, mais qui ferait attention à un semblable petit crapaud ».
Tout au long de notre lecture de Jane Eyre de Charlotte Brontë son physique qui ne répond pas aux canons de l’époque est souvent critiqué. Ce qui n’a rien pour arranger sa confiance en elle et son image de soi.
Peu à peu le comportement de Jane évolue son caractère se fait plus affirmé. Elle cède à la colère qui bout en elle face aux injustices répétées. Ainsi la jeune fille en vient à se révolter de plus en plus. Quand Mme Reed déclare qu’elle n’est pas digne de jouer avec ses enfants. Jane rétorque « ce sont ceux qui ne sont pas digne de jouer avec moi ». Elle est décidée à ne plus se laisser faire, ni à se taire.
Ainsi un peu plus loin quand sa tante veux la punir et la réprimande violemment. Jane rétorque « que dirait mon oncle Reed ». Face à ces paroles sa tante est troublée, effrayée. « Mon oncle Reed est au ciel (…). Il voit ce que vous faite et ce que vous pensez et mon père et ma mère aussi. Ils savent que vous m’enfermez tous les jours et que vous voulez ma mort ». Cependant on se doute que cet éclat ne restera pas impuni. La seule lueur dans ses ténèbres : Bessie.
Tout au long de ce passage de Jane Eyre de Charlotte Brontë on ressent de l’empathie pour cette pauvre enfant. Contre toute attente un jour le responsable de la pension où elle va séjourner se présente chez eux.
Ce dernier est accueilli par Mme Reeds dont la haine viscérale contre Jane ne diminue pas bien au contraire. Elle distille son venin dans son oreille en dressant un portrait bien sombre et injuste de Jane. « Je les prierais surtout de se tenir en garde contre son plus grand défaut. Je veux parler de sa tendance aux mensonges ».
C’est un véritable coup de poignard dans le cœur de la pauvre enfant réduisant ses rêves d’un avenir meilleur à l’orphelinat à zéro. « Je voyais qu’elle venait de briser toutes mes espérances de cette nouvelle vie où je devais entrer. Je sentais confusément et sans m’en rendre compte qu’elle serait l’aversion et la malveillance sur le chemin que j’allais parcourir ». Face à la description faite de l’orphelinat Jane Eyre semble échanger une prison, un enfer contre un autre. De nouveau la jeune fille est confrontée à une injustice.
Cependant durant ce passage de ce livre proposé par les Éditions Hauteville elle se laisse emporter par ses émotions et goûte la vengeance pour la première fois. Au début cela lui semble agréable, mais cela va à l’encontre de ses principes et lui laisse une sensation désagréable. Car Jane dit à sa tante ses quatre vérités. « On croit que vous êtes bonne, mais votre cœur est dur et vous êtes fourbe ». Cependant elle se reprend vite.
Peu après dans Jane Eyre de Charlotte Brontë nous la suivons lors de son arrivée à l’orphelinat. Dans celui-ci règne la rigueur, la rectitude et la sobriété. Elle apprend d’une autre pensionnaire que Lockwood est « en partie une école de charité. Vous et moi et les autres élèves sont des enfants de charité. C’est une institution pour l’éducation des orphelins. Ils ont tous perdu au moins l’un de leur parent ».
Cependant dans ce livre propose par les Éditions Hauteville le malheur ne semble jamais loin voire planer au-dessus de la jeune fille. Celui-ci s’incarne en partie à travers l’arrivée de Mr Brocklehurst qui dresse le portrait fidèle de Jane tracée par Mme Reed.
Contre toute attente Jane Eyre y trouve un équilibre. « Je n’aurais pas changé Lockwood et toutes ses privations pour Gatehead et son luxe ». Au cours de son séjour elle va faire de belles rencontres. Dont Helen celle-ci va lui faire une mise en garde. Celle-ci trouvera son incarnation au cours de l’intrigue de ce livre Charlotte Brontë. « Silence Jane ! vous placez trop haut l’amour des hommes. Vous êtes trop impressionnable trop ardente ».
De temps en temps, Jane Eyre interpelle le lecteur ou s’adresse directement à nous. « Jusqu’ici j’ai raconté en détail les évènements de mon existence insignifiante (…). Mais je n’ai pas l’intention de faire une biographie exacte et je me suis engagée qu’à interroger ma mémoire que sur les points où ses réponses vont être intéressantes. Je passerais donc 8 années sous silence ».
Au fil de notre lecture de ce portrait de femme dressé par Charlotte Brontë nous sommes attachés aux pas de l’héroïne. Celle-ci se révèle des plus complexe, déterminée, dévouée, pieuse, mais aussi révoltée. De plus Jane a une imagination débordante associé a un désir de liberté. Ainsi d’abord étudiante, puis maîtresse à l’orphelinat elle souhaite trouver une place ailleurs. Comme nous le savons tous il faut se méfier de ce que l’on souhaite.
Pour arriver à ses fins, Jane publie une annonce. En retour à cette dernière elle n’obtient qu’une réponse. Il n’y aurait qu’une élève de moins de 10 ans. Jane est rassurée face à l’écriture qui est selon elle celle d’une vieille femme.
Peu avant son départ Bessie vient lui faire ses adieux. De plus elle lui apprend qu’il y a 7 ans de cela un M. Eyre est venu la voir. Ce dernier semblait contrarié par son absence et par le fait que la pension soit éloignée. Car il n’avait pas le temps de s’y rendre. Le mystère reste entier et nous tient en haleine.
A partir de cet instant dans ce livre proposé par les Éditions Hauteville on a l’impression qu’on est à la croisée des chemins entre le Tour d’écrou d’Henry James, Princesse Sarah voire certains romans à l’eau de rose. Peu après nous quittons notre chère amie pleine d’espoir et enthousiaste face à ce nouveau départ, cette nouvelle vie.
Au cours de votre lecture de Jane Eyre, le brio de Charlotte Brontë est entre autres de nous interpeller voire de jouer sur nos attentes. Cela afin de captiver notre attention qui parfois se perd légèrement. Ainsi « un nouveau chapitre dans un roman est comme un nouvel acte dans une pièce. Au moment où le rideau se lève, figurez-vous lecteurs que vous avez devant les yeux (…) ». Cependant une fois arrivée ses ardeurs sont tempérées, à sa plus grande déconvenue personne ne l’attend. Le cocher vient la chercher plus tard.
Peu après dans ce roman proposé par les Éditions Hauteville nous sommes confrontés au château en lui-même. Ce dernier semble propice au roman gothique « il s’agit d’un vieux manoir un peu négligé depuis quelque temps, mais encore respectable ». A son arrivée Jane est chaleureusement accueillie par Mme Fairfax. « Ce sera charmant d’avoir une compagne ». Celle-ci lui en apprend un peu plus sur le propriétaire des lieux. M. Rochester et sa jeune pupille Adèle la future élève de Jane. Celle-ci se révèle être douce, mais dissipée.
Peu après dans Jane Eyre de Charlotte Brontë, Mme Fairfax lui fait visiter les lieux. A nouveau la jeune femme laisse libre cours à son imagination, à ses rêveries. Ainsi durant la visite en passant dans certaines pièces plus sombres. « En voyant ces deux rangées de portes noires fermées. On aurait dit un corridor de quelques châteaux de Barbe bleu ».
Tout à coup la quiétude et ses rêveries sont interrompues par « un éclat de rire étrange saccadé n’exprimant aucune joie (…). Un rire tragique et surnaturel. Jamais je n’en avais entendu de semblable ». Ce bruit incongru inquiétant fait penser à un mauvais présage. Le mystère l’entourant distille un court instant une tension palpable.
Cette dernière se relâche quand Grace la source de ce son fait son apparition. Ce personnage des plus mystérieux hante les lieux par son étrange et limite silencieuse présence. Cette dernière est inquiétante voire souvent associée à des mystères ou événements étranges.
Au fil des page de Jane Eyre de Charlotte Brontë, nous la voyons sujette à ses émotions. Ainsi elle est prompte à s’ennuyer, la routine, la monotonie de cette vie ne correspondent pas à ses attentes à son désir d’aventure. La jeune femme est « fatiguée d’une existence passive ».
Tout à coup dans ce livre proposé par les Éditions Hauteville cette monotonie, son ennui sont rompus par une rencontre impromptue. Alors qu’elle se rend à pied en ville Jane Eyre croise la route d’un homme. Dont on se doute sans grande surprise et contrairement à elle de l’identité. Celui-ci fait une entrée fracassante. Il tombe de cheval. Jane lui apporte son aide.
« L’aventure était terminée. Ce n’était pas un roman. Elle n’avait même rien de bien intéressant. Mais elle avait marqué d’un changement une heure de ma vie monotone. On avait eu besoin de moi, on m’avait demandé en secours que j’avais accord ». « J’étais contente j’avais fait quelque chose ». Tout comme Jane Eyre, il est loin de correspondre aux canons de beauté. Il est même plutôt laid, mais dégage un charme indéniable.
Souvent dans ce livre proposé par les Éditions Hauteville la jeune femme a une imagination qui semble nourrie par ses lectures. Elle est toute à la fois innocente, empathique, mais aussi curieuse. Jane a un caractère fantasque, farouche, révolté, mais surtout déterminé.
Dans un premier temps dans Jane Eyre de Charlotte Brontë, M. Rochester ne lui fait pas forte impression. Il lui apparaît brusque, fantasque. Cependant après un échange avec Mme Fairfax. Celle-ci la pousse à l’indulgence. Son caractère inégal résulterait des malheurs qui ont marqué sa vie.
Peu à peu dans ce livre proposé par les Éditions Hauteville, elle va revoir sa façon de le voir. Aux cours d’échanges avec M. Rochester. Celui-ci se révèle plus complexe que prévu. Il en vient à se confier à Jane touché par son innocence, sa fraîcheur et sa franchise.
Une pensée voire une faute dont nous ignorons encore la nature semble le tourmenter, le torturer voire plutôt une erreur de jeunesse. « Le remords est le poison de la vie ». M. Rochester en vient à déclarer. « Je tiendrais ma parole. Je briserai les obstacles qui m’empêchent d’être heureux et bon ». Il aime échanger avec elle et y voit peut-être l’espoir d’une rédemption. « Nos conversations sont saines : si je ne peux pas vous flétrir vous pouvez me purifier ».
Cependant dans Jane Eyre de Charlotte Brontë, cette stabilité, quiétude est brusquement interrompue et cela ne sera pas la seule fois. Au cœur de la nuit la tension est palpable. Jane entend un murmure étrange et lugubre qui la fait tressaillir. Elle se sent oppressée. Glacée par la peur face à ses bruits effrayants et cette présence dans le couloir. « Suivie d’un rire diabolique et profond qui semble éclater à la porte » de sa chambre. La tension est palpable Jane sent une odeur de brûlé et agit.
Au fur et à mesure de notre lecture de ce livre proposé par les Éditions Hauteville le mystère, le danger voire le malheur ne semblent jamais loin. On a l’impression d’assister à une figure de l’amour contrarié. Arriveront-ils malgré toutes les embûches qu’ils rencontrent à se retrouver ?
Faites plus ample connaissance avec l’humble et déterminée Jane Eyre à travers son portrait tracé par Charlotte Brontë.
Jane Eyre de Charlotte Brontë. Éditions Hauteville. Prix : 8,95 €.
Pour plus d’info : https://editions-hauteville.fr/
