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Retenez votre souffle et plongez en immersion totale dans la Trilogie de la traque de Junya Sato

Coffret la Trilogie de la traque de Junya Sato. Carlotta Films
Coffret la Trilogie de la traque de Junya Sato. Carlotta Films

Captivant. Dynamique. Emouvant voire troublant. Voici les termes qui caractérisent le mieux le coffret dédié à la Trilogie de la traque de Junya Sato. Carlotta Films nous offre l’opportunité de visionner ces films pour la première fois en Blu-ray et 4K ultra HD. Ce coffret nous permet de découvrir « le meilleur de l’action et du suspens made in Japan ». Nous devons ces œuvres à Junya Sato. Le réalisateur du cultissime Super Express 109 aka Bullet train.

Ce dernier sorti en 1975 fit de lui à cette époque « la référence absolue dans le domaine de l’action et du suspens japonais ». Talent que l’on peut voir à l’œuvre et se décliner dans cette Trilogie de la traque des plus haletante et captivante. Celle-ci nous offre « trois chroniques d’un Japon sous tension ».

Nous commençons notre initiation à la Trilogie de la traque de Junya Sato par le Blu-ray Chasse à l’homme : la rivière de la rage. A Tokyo le procureur Fuyuto Morioka fait face à de lourdes accusations.

Arrêté par la police il parvient à s’évader et à fuir la capitale. Dès lors Fuyuto Morioka se lance dans une quête de vérité afin de rétablir la vérité et de contrecarrer le complot dont il est la cible. A ses trousses l’inspecteur Yamura. Ce dernier le traque sans relâche. Cependant lui aussi commence à douter du bien-fondé des accusations.

Haletant. Captivant. Dynamique. Voici les termes qui caractérisent le mieux ce premier Blu-ray issu de la Trilogie de la traque. Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato s’ouvre sur une musique très seventies. Suivi d’un plan large en noir et blanc de Tokyo, puis de la foule. Celle-ci semble perdue au sein de l’immensité des immeubles. Cette séquence a un petit côté oppressant. A noter tout au long de ce coffret proposé par Carlotta Films la maîtrise et le magnifique travail sur l’image du réalisateur.

Tout à coup on assiste à une rupture de ton. Nous retrouvons la couleur. Il n’y a plus de musique. Une femme hystérique fend la foule et se précipite vers deux policiers. Elle les interpelle « j’ai trouvé le cambrioleur. Il est là. C’est lui » dit-elle en pointant du doigt un homme. Raccord regard sur ce dernier dans une cabine téléphonique, suivi d’un plan sur son visage surpris. Inconscient du drame qui se déroule il sort sous les cris de la femme. A cet instant la police l’appréhende. L’homme n’oppose pas de résistance. Tous traversent la foule.

Durant la séquence suivante de Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato on note un contraste ou plutôt une opposition entre l’attitude hystérique de la femme et celle impassible de l’accusé. Ainsi une fois à l’intérieur on voit un plan sur la femme hystérique extatique. Celle-ci résume les faits « c’était il y a une semaine ». Pendant ce temps la foule se presse contre la vitrine pour ne pas perdre une miette du spectacle.

Dans un premier temps, l’accusé est dos à nous. Il fait face à la vitre, à la foule. L’homme est impassible calme comme sûr de lui. Son altitude contraste avec celle de la femme qui bouge dans la pièce va d’un policier à l’autre. Elle poursuit ses accusations « il a menacé de me tuer ».

A ces mots on voit un plan sur l’accusé dont on ignore encore l’identité. Ce dernier est assis en retrait bras croisé impassible. Il la fixe. L’homme finit par lui dire « vous me confondez avec quelqu’un ». S’ensuit un plan sur la femme « vous m’avez volé, violé. Comment pourrais-je me tromper ? ».

Durant ce passage de Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato la tension et la tension dramatique sont palpables. Le réalisateur joue habilement avec nos attentes et sait distiller le suspens. Face à nous un policier interpelle l’accusé « nom et adresse ». Gros plan sur le visage fermé de l’accusé « je ne dirais rien. Pas avant d’avoir vu l’inspecteur Yamura ».

Au plan suivant de ce Blu-ray proposé par Carlotta Films la musique prend des notes dissonantes presque angoissantes. Une voiture se gare deux hommes en descendent et entrent dans un commissariat. Durant ce passage la tension reste palpable Yamura fait son entrée. Il lance un regard gêné vers l’accusé. On a la sensation que tous deux se connaissent. Un des inspecteurs présents insiste et demande de nouveau à l’accusé son nom.

S’ensuit une alternance de plan entre l’accusé et Yamura associé à un échange de regards. L’inspecteur semble fuir le regard de l’accusé. Le suspens, mystère entourant l’identité du suspect est encore intacte. Tandis que Yamura étudie les faits. L’attitude du suspect est limite détendue. C’est comme si la présence de l’inspecteur le rassurait.

Cependant ce dernier ne le regarde toujours pas. Le nez dans le rapport il lui demande « où étiez-vous ? ». Face à l’attitude de Yamura en qui semblait reposer tous ses espoir l’accusé est plus tendu. S’ensuit un plan sur lui « vous me croyez coupable ? ». L’inspecteur toujours le nez dans le rapport semble éviter son regard « je ne crois rien ».

A ces mots on voit un plan sur l’accusé qui avec un petit sourire dédaigneux raconte ce qu’il a fait à ce moment-là. Puis alternance de plans sur l’inspecteur. Ce dernier ne l’a toujours pas regardé. Suivi d’un plan le suspect qui lui lance un regard appuyé inquiet. Yamura en conclut « donc pas d’alibi ? ».

A partir de cette séquence dans ce Blu-ray proposé par Carlotta Filmson note un chargement dans l’attitude de l’accusé. Ce dernier ne semble plus si sûr de lui que ça, ni si impassible. Tout à coup ils sont interrompus. Quelqu’un frappe à la porte. S’ensuit un plan sur plusieurs hommes dont l’accusé alignés contre un mur. Il s’agit d’une séance d’identification. Le regard du suspect se fait plus inquiet. Il a l’air tendu.

Un nouveau témoin fait son entré M. Terrada. Ce dernier vient déposer plainte pour vol. Nous assistons à la séance d’identification à travers une alternance de plans. Suivi d’une caméra subjective quand il désigne le suspect. Son choix s’arrête sur l’accusé. A cet instant dans ce Blu-ray proposé par Carlotta Films les percussions prédominent dans la bande-son renforçant la tension dramatique. Gros plan sur le visage du suspect tout à la fois tendu, inquiet et surpris.

Tous partent sauf lui. Accablé il s’assoit le regard perdu. A cet instant la musique se fait empathique. On partage son trouble. La caméra se rapproche de l’accusé dont on ignore toujours l’identité. Peu après nous le retrouvons allongé sur un lit. On le voit à travers les barreaux d’une cellule. Il est assailli de flashbacks.

C’est durant ces moments-là dans Chasse à l’homme : la rivière de la rage et les autres films de la Trilogie de la traque que toute la maîtrise de l’image de Junya Sato s’incarne. Ces derniers sont en noir et blanc. Les seules touches de couleurs y sont les personnes l’accusant.

Tout à coup l’homme se relève comme s’il avait compris quelque chose ou comme si quelque chose lui était revenu à l’esprit. On a accès à ses pensées. Nous ressentons de l’empathie pour lui. On ressent son trouble, son incompréhension. La musique prend des notes dissonantes. La tension est toujours aussi palpable.

Au plan suivant on voit un insert de la serrure de la cellule qu’on déverrouille. Le suspect clame toujours son innocence. L’inspecteur Yamura à le regard toujours aussi fuyant. S’ensuit un insert des menottes qu’on passe à ses poignets. Suivi d’un plan sur lui qui sous le choc surpris regarde Yamura et son collègue.

A cet instant dos ce Blu-ray proposé par Carlotta Films sa descente aux enfers commence. Au plan suivant de Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato, on observe un insert d’une carte de visite celle du procureur général. On apprend enfin l’identité du suspect. Il s’agit de Fuyuto Morioka.

On assiste à un échange entre ce dernier et son chef avec en retrait l’inspecteur Yamura dont le regard est toujours aussi fuyant. Le chef de Fuyuto Morioka lui lance un ultimatum. Il doit prouver son innocence. S’il ne trouve rien son identité sera révélée. Pour le moment la tension n’est pas redescendue un seul instant. On est maintenu en haleine.

Peu après la musique se fait inquiétante. On assiste à la perquisition de l’appartement de Fuyuto Morioka en sa présence. Tout à coup plan sur le visage surpris du suspect. S’ensuit un raccord regard où on aperçoit l’appareil photo volé bien visible sur une étagère. Fuyuto Morioka interpelle son chef « on essaye de me piéger ». Sous son regard horrifié on trouve des preuves à charge bien en évidence.

Durant ce passage de ce Blu-ray proposé par Carlotta Films la musique accentue la tension dramatique. S’ensuit un gros plan sur le visage atterré de Fuyuto Morioka. On a accès à ses pensées. C’est un piège. Nous partageons son trouble. On ressent de l’empathie pour lui ce qui est renforcé par la bande-son. Finalement il trouve une façon périlleuse de s’évader soulignée par la musique.

Fuyuto Morioka ( Ken Takakura). Chasse à l'homme : la rivière de la rage de Junya Sato. Coffret la Trilogie de la traque. Carlotta Films
Fuyuto Morioka ( Ken Takakura). Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato. Coffret la Trilogie de la traque. Carlotta Films

Peu après dans Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato on assiste à une conférence de presse informant de l’évasion du suspect et de sa révocation de ses fonctions de procureur. « C’est le pire scandale que ce bureau est connu ». Le tout associé à l’insert de différentes unes de journaux « Fuyuto Morioka révoqué, inculpé ».

C’est à ce moment de ce film extrait du coffret la Trilogie de la traque de Junya Sato que l’on peut observer deux formes de traque. D’un côté celle de Fuyuto Morioka dans sa quête de vérité et de l’autre celle de l’inspecteur Yamura le traquant. La tension reste palpable voire va en s’accentuant. Le réalisateur joue sur nos nerfs pour notre plus grand plaisir. Ainsi on voit les faisceaux de torches perçant la nuit. Deux inspecteurs le cherchent. Cette scène a un petit côté comique. A la faveur de la nuit Fuyuto Morioka sort juste après.

A partir de ce moment dans ce Blu-ray proposé par Carlotta Films nous suivons deux axes narratifs qui on se doute finiront par se croiser. Ainsi on voit Fuyuto Morioka qui mène à travers le Japon sa propre enquête et de l’autre l’enquête policière et sa traque sans relâche.

Un peu plus loin la musique prend des notes inquiétantes. On se retrouve au QG de l’enquête. Nous assistons à uneréunion. Celle-ci est menée par Yumara. Cette séquence a un petit côté sombre, inquiétant. Cette séquence contraste avec le plan suivant. Durant celle-ci, on voit des vagues déchaînées associées à une musique très seventies des plus joyeuse avec en fond quelques notes dissonantes. Puis plan sur un bus Fuyuto Morioka en descend. Il poursuit ses investigations et voyages à travers le Japon suivant différentes pistes.

A noter tout au long de Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato des contres points comiques ou petits côtés comiques. Ainsi Fuyuto Morioka se cache de policiers à vélos. Pour se faire il remonte le col de son manteau tout en feignant de s’intéresser à une vitrine. Grâce à ça Fuyuto Morioka repère un indice capital.

Au fil des plans de ce passage de ce Blu-ray proposé par Carlotta Films nous suivons ses déambulations dans les rues vide de la ville. Ce qui contraste avec la foule de Tokyo que nous avons aperçu dans les premiers plans du film. Cependant le danger n’est jamais loin. La mort rôde. Ses investigations vont se révéler plus compliquées que prévues.

De nouveau dans Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato on note la maîtrise de l’image du réalisateur. Ainsi on retrouve une nouvelle fois un flashback. Cela ne sera pas la dernière fois. On voit de nouveau des images en noir et blanc. Les seules touches de couleur : ses accusateurs. Souvent cet effet lui permet de revenir sur des éléments, des moments clefs lui ouvrant les yeux.

Parallèlement nous suivons l’enquête de la Yamura. Ce dernier trouve qu’il y a trop de zones d’ombre dans l’enquête. De même l’urgence de retrouver rapidement Morioka est mise en avant. Car sinon cela pourrait devenir une histoire politique. Mais peut-être est-ce déjà le cas ?

Fuyuto Morioka ( Ken Takakura). Chasse à l'homme : la rivière de la rage de Junya Sato. Coffret la Trilogie de la traque. Carlotta Films
Fuyuto Morioka ( Ken Takakura). Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato. Coffret la Trilogie de la traque. Carlotta Films

L’inspecteur est sur ces traces et il n’est pas le seul des tueurs sont aussi à ses trousses. La tension est palpable et le rythme soutenu tout au long de ce film issu de la Trilogie de la Traque. A noter la beauté picturale de certains plans durant la quête de vérité de Morioka qui l’entraîne hors de la ville. Au cours d’une séquence au cœur de la nature on note un plan large d’un paysage immense et magnifique dans lequel Morioka semble perdu. Au fil du temps il va rencontrer différentes personnes, des alliés voire l’amour.

Durant une scène Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato on le voit évoluer dans la forêt. Tout à coup la quiétude est interrompue par des cris féminins. Une femme a trouvé refuge dans un arbre. Elle est menacée par un ours. Ce dernier a un petit côté kitch des plus amusant plus qu’effrayant.

Pendant un court instant on assiste à un moment de répits où Fuyuto Morioka trouve le repos auprès de cette femme. Cependant cela n’est qu’illusoire sa quête de vérité se poursuit. De même Yumura n’a pas renoncé à l’attraper. Mais surtout dans l’ombre les dangers, la menace sont palpables. Le suspens est des plus intenses. On est tenu en haleine tout au long de film proposé en Blu-ray par Carlotta Films. Cependant même traqué Fuyuto Morioka fait preuve d’honneur et de droiture.

A noter de même une touche de romance au cœur de la traque d’une rare poésie et beauté picturale. Tout à la fois sensuelle et surannée. A la lueur des flammes de camps Fuyuto Morioka et Tonami font l’amour. On voit un gros plan du visage de la femme en extase. Suivi de différents plans de parties de leur corps. Mais surtout les flammes apparaissent en surimpression sur cette scène romantique.

Par moment ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films a un petit côté rappelant La Mort aux trousses. Durant un passage Fuyuto Morioka explique ainsi sa quête de vérité.« Parfois un homme doit risquer sa vie pour accomplir des choses. Je dois le faire même au péril de ma vie ».

Peu à peu dans Chasse à l’homme : la rivière de la rage de Junya Sato, Morioka va être amené à revoir sa façon de penser. Cela en regard de sa situation. « Toute ma vie j’ai jugé les gens strictement en regard de la loi (…) ». Morioka ressent de la culpabilité. Il ajoute plus loin « j’ai appris une chose pendant ma cavale. Certains crimes ne peuvent être jugés par la loi ».

Ce film issu du coffret la Trilogie de la traque de Junya Sato est tout à la fois émouvant et haletant. Le rythme est soutenu. On ne s’ennuie pas une minute avec ces multiples rebondissements voire machinations.

En complément de ce Blu-ray proposé par Carlotta Films, les bonus dont une interview de Fabien Mauro intitulé « Traqué ». J’y ai appris entre autres que ce film est adapté d’un roman de Juko Nishimura. J’ai ajouté cette œuvre à ma liste de livres à lire. A noter la prestation des acteurs dont de Ken Takakura dans le rôle de Morioka. Je l’avais précédemment vue dans Super Express 109. Ici il « joue un homme qui appartient au système japonais ». C’est un « procureur sujet à une injustice et qui doit l’affronter. C’est un personnage plein de ressources à l’instinct de survie très développé ».

De plus « tout au long du film il s’éloigne du Japon très urbain pour se reconnecter avec son instinct de survie ». De même selon Fabien Mauro « c’est le film révélateur de Junya Sato en matière d’action. Montage très sec, nerveux dans les moments de traque restituant l’urgence ». Je vous laisse prendre connaissance plus en détail de ce bonus des plus enrichissant par vous-même. Pour conclure j’ai découvert qu’il existait un remake : Manhunt de John Woo datant de 2017. Je l’ai ajouté à ma liste de films à voir.

L'inspecteur Munesue (Yusaku Matsuda), Kyoko Yasugi (Mariko Okada). La Preuve d'un homme de Junya Sato. Coffret la Trilogie de de la traque. Carlotta Films
L’inspecteur Munesue (Yusaku Matsuda), Kyoko Yasugi (Mariko Okada). La Preuve d’un homme de Junya Sato. Coffret la Trilogie de de la traque. Carlotta Films

Nous enchaînons ensuite dans ce coffret consacré à la Trilogie de la traque de Junya Sato par La Preuve d’un homme. Ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films est des plus poignant voire haletant.

Johnny Hayward un jeune afro-américain est assassiné dans un hôtel à Tokyo lors d’un défilé de mode. Personne ne semble le connaître. L’enquête va mener l’inspecteur Munesue aux États-Unis où il va faire équipe avec Ken Stuftan. Cela afin de découvrir ce qui lie Johnny Hayward au Japon et ce qui a mené à sa mort. Tous sont hantés par leur passé.

La Preuve d’un homme de Junya Sato commence sur une note à joyeuse. On voit différents plans d’une ville aux États-Unis. Puis la caméra se centre sur un homme. Celle-ci s’accroche à ses pas. Ainsi on voit un homme compter des billets. Puis signer un document en échange de cet argent.

Peu après la caméra remonte le long du corps du jeune afro-américain. Ce dernier est heureux. On le suit successivement en train d’acheter des billets d’avion. Puis il se rend chez le tailleur. Il en sort vêtu de vêtements élégants. Il sifflote heureux. La musique joyeuse est empathique. On partage sa joie.

Finalement Johnny Heyward se rend à l’aéroport au guichet de la Japan airline. Cela donne l’idée d’un nouveau départ. S’ensuit un plan d’un avion décollant. Cependant s’agissant d’une œuvre de Junya Sato issu de plus du coffret de la Trilogie de la traque on se doute que cela ne va pas durer.

S’ensuit dans ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films l’insert d’un lustre associé à des applaudissements face à un défilé. Comme toujours on note la maîtrise de l’image du réalisateur. Celle-ci s’incarne durant ce passage à travers des plans en surimpression du défilé. Suivie par l’entrée en scène de la créatrice Kyoko Yasugi.

Peu après dans La Preuve d’un homme de Junya Sato le calme revient. Nous sommes à l’intérieur d’un ascenseur. Une fois arrivé au dernier étage une employée annonce « terminus dernier étage ». Il insiste. Car il reste un homme. Plan sur ce dernier sa position est étrange, peu naturel. Ainsi il est mi prostré mi appuyé contre la paroi.

Tout à coup dans La Preuve d’un homme de Junya Sato on voit l’insert d’un livre tombant au sol. Puis des gouttes de sang tombent dessus. Plan sur le visage dissimulé par un chapeau de l’homme. S’ensuit une alternance de plans sur le visage effrayé de la femme. L’homme relève la tête. C’est Johnny. Il articule difficilement « Tcha pa po ». Puis il s’effondre. Insert du couteau planté dans son corps associé aux hurlements de la femme face à ce spectacle. La musique prend des notes dissonantes soulignant l’action.

Au plan suivant de ce Blu-ray proposé par Carlotta Films on suit l’enquête policière. Ainsi on voit un plan d’une voiture de police fendant la nuit. Peu après on voit à travers une alternance de plan, d’un côté des policiers autour du corps dans la cabine d’ascenseur et de l’autre l’inspecteur Munesue grimpant les escaliers suivit par un autre inspecteur essoufflé.

S’ensuit dans La Preuve d’un homme de Junya Sato différents témoignages de témoins. Puis on suit les investigations sur le terrain. Durant celles-ci des chiens pisteurs grognent. La musique prend des accents dissonants. Les policiers découvrent une flaque de sang. L’agression a eu lieu là.

De plus ils trouvent dans un buisson un chapeau de paille. Selon Munesue peut-être que Johnny a voulu dire « chapeau de paille et non pas Tcho pa po ». De nouveau dans ce deuxième film au sein du coffret la Trilogie de la traque, on peut observer le brio de Junya Sato et sa maîtrise de l’image. A ces mots on note un plan sur le haut de l’hôtel. Ce dernier ressemble à s’y méprendre à un chapeau.

A nouveau on note dans ce Blu-ray proposé par Carlotta Films plusieurs axes narratifs dont on se doute qu’ils seront amenés à se rencontrer. Ainsi au plan suivant de La Preuve d’un homme de Junya Sato nous sommes en plein déluge. On voit un plan d’essuie-glace en mouvement. Puis de l’intérieur d’une voiture. Dans celle-ci nous retrouvons Naomi une jeune femme. Celle-ci demande à son amant de la déposer au cœur du déluge. Cela afin d’éviter de faire parler d’eux. La jeune femme s’abrite dans une cabine téléphonique.

A cet instant dans ce Blu-ray proposé par Carlotta Films une voiture arrive à vive allure. Celle-ci manque d’emboutir le véhicule de l’amant. Puis la voiture percute Naomi. Au plan suivant on voit les jambes immobiles de la jeune femme au sol et en arrière-plan la voiture qui s’arrête. Un couple en sort.

S’ensuit si l’on peut dire une alternance de plans sur eux et sur l’amant dans sa voiture qui inquiet demande au chauffeur de faire demi-tour. Au plan suivant on voit le couple qui bougent le corps de Naomi. Puis insert sur le sol d’une montre à gousset dont on se doute qu’elle aura son importance. A cet instant la voiture de l’amant arrive. Ce dernier trouve la montre à gousset cassée.

Peu après dans ce film issu de la Trilogie de la traque on se retrouve sur le plateau d’un journal télévisé voire plutôt d’un appel à témoins. Nous y apprenons que Johnny tenait à la main un recueil de poèmes. A cet instant on voit l’insert d’un téléphone qui sonne. Puis on voit un plan de l’émission de TV vu en direct du commissariat. Un témoin se manifeste. Au plus grand intérêt de Munesue et de son collègue qui se rendent sur le lieu de travail du témoin.

Au plan suivant de ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films on retrouve le brio et la maîtrise de l’image de Junya Sato. Ainsi nous retrouvons une figure de flashback au ton sépia avec une teinte orangée quasi irréelle. Le témoin a été percuté par Johnny. Ce dernier était déjà mal au point. Il aurait dit « Tcha pa po ». S’ensuit un raccord regard du haut de l’hôtel rappelant un chapeau. La couleur orangée donne un petit côté irréel à la scène. Puis retour sur Johnny avançant péniblement.

Tout au long de ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films on retrouve plusieurs axes dont un consacré à Kyoko et à son fils sorte de vilain petit canard. Un autre où l’on retrouve le couple de chauffards. Dans un plan l’homme est sur une moto. Il prend conscience qu’il a oublié sa montre à gousset sur la route. L’homme jette les journaux par-dessus son épaule. Il veut chercher sa montre avant quelqu’un la trouve. Trop tard.

De nouveau dans ce coffret consacré à la Trilogie de la traque de Junya Sato on voit si l’on peut dire plusieurs figures de traque. Ainsi peu après on voir le mari de Naomi dans un bar à hôtesse. Ce dernier s’inquiète pour elle. Il sera rejoint étonnement dans cette quête par l’amant. Mais aussi la police dans la quête d’identité de Johnny, son lien avec le Japon et bien sûr la traque de l’assassin…

L'inspecteur Munesue (Yusaku Matsuda). La Preuve d'un homme de Junya Sato. Coffret la Trilogie de de la traque. Carlotta Films
L’inspecteur Munesue (Yusaku Matsuda). La Preuve d’un homme de Junya Sato. Coffret la Trilogie de de la traque. Carlotta Films

Peu après nous retrouvons une figure de flashback. Nous assistons à un point des policiers sur les éléments en leur possession. Seul Munesue sort du lot. On voit un flashback. La couleur prédominante est le bleu. Ce dernier renvoi à son enfance. Plus précisément un élément traumatisant auquel Munesue a assisté et qui l’a profondément marqué. Il est hanté par son passé. L’inspecteur ressent de la rancune, de la rage.

Au plan suivant de La Preuve d’un homme de Junya Sato nous nous retrouvons en Amérique. Même si la tension et palpable et le rythme plutôt soutenu. Nous assistons à des sortes de contrepoints comiques prenant parfois la forme de quiproquo, de mal entendu. Ainsi l’inspecteur Ken Shuftan se voit chargé d’une mission par son capitaine. Ils ont été contactés par Interpol afin d’aider dans l’enquête sur le meurtre de Johnny.

Nous assistons à une scène avec un petit côté comique. Ken demande « il a été poignardé où ? ». Son supérieur lui répond « au Japon ». Ken insiste « où ? » (à quel endroit), son supérieur « à Tokyo ». Plan sur le visage fermé de Ken. Peu après nous le suivons durant ses investigations. Dont durant son entretien avec la concierge de l’immeuble où Johnny vivait. Celle-ci finit par lui déclare que le jeune homme lui a dit qu’il allait à « Kiss me ».

A partir de cet instant et pour le moment dans ce film extrait du coffret consacré à la Trilogie de la traque. Nous suivons en parallèle l’enquête en Amérique et celle au Japon où ils cherchent des correspondances avec le terme « Kiss me ». Selon eux cela peut être dû à un problème de prononciation voire dû à la barrière de la langue.

Peu après dans ce Blu-ray proposé par Carlotta Films on voit en parallèle l’axe de Kyoko et de son fils. La musique est empathique collant aux émotions. A travers une alternance de plans d’un côté on le voit lui demander de l’argent pour lui sauver la vie et de l’autre la réaction de Kyoko.

De même nous suivons le mari de Naomi dans sa traque de vérité. Peu après on le voit affronter l’amant de sa femme à son travail. Tous deux se retrouvent assis côte à côte effondrés, inquiets. S’ensuit deux gros plans successifs sur le visage de l’amant et celui du mari de Naomi partageant la même douleur.

Tout à coup dans La Preuve d’un homme de Junya Sato on entend une musique rappelant celle d’une boite à musique. Le mari de Naomi se saisit de la montre à gousset et la fixe. « Vous dites que celui à qui appartient cette montre a tué ma femme ». Insert du mécanisme à l’intérieur de la montre. La tension est palpable soulignée par la musique. Gros plan sur le visage déterminé de l’amant. « On doit le retrouver ». S’ensuit un plan sur le mari qui donne son accord muet.

Tout au long de La Preuve d’un homme de Junya Sato on suit différents axes : le fils riche/ Kyoko / Munesue / Ken Sufthan/ le mari et l’amant lancés dans une chasse à l’homme. Tout ça dans une parfaite continuité. Cette alternance de points de vue, d’axes instaure un rythme à l’action. On ne s’ennuie pas une minute.

Au fil de l’intrigue de ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films on observe plusieurs personnes confrontées à leurs fantômes du passé. Nous pouvons observer plusieurs flashbacks. Cependant ils ne doivent pas se laisser aveugler par leurs ressentiments passés. Tout prendra sens plus tard.

De nouveau dans ce coffret consacré à la Trilogie de la traque de Junya Sato on note la beauté picturale de certains plans. Cette fois-ci cela ne concerne pas uniquement les paysages traversés au cours des investigations.Ainsi durant un passage de ce Blu-ray proposé par Carlotta Films une nuit d’orage le courant est coupé chez Kyoko soulignant la tension dramatique. Cela rappelle limite le style des films d’horreur. Ainsi on la voit évoluer au cœur de la pénombre éclairée par la lueur d’une bougie.

Peu après Kyoko manipule son fils. Elle s’assoit dans sa chambre l’éclairage a un petit côté clair-obscur. La musique se fait empathique. Ainsi au cœur de la pénombre seul son visage est éclairé quand elle se confie en partie à lui tout en lui recommandant de fuir. Une phrase que Kyoko prononce semble lourde de sens. « Tu dois vivre avec tes péchés pour prouver que tu es fort ».

Au cours de leur enquête comme dans le film précédent le danger rôde. De même le tueur ne veut pas qu’on trouve son identité. De plus on découvrira que tout est lié. Cependant ils doivent se méfier de leurs souvenirs voire accepter le passé s’ils veulent éviter le drame.

A noter dans La Preuve d’un homme de Junya Sato la présence du cultissime Toshiro Mifume inoubliable Musashi dans la trilogie du même nom. Le jeu des autres acteurs et tout aussi talentueux. Au cours de mon visionnage, le visage de l’interprète de Johnny me semblait familier. Je l’avais précédemment vue dans Door 2.

Pour compléter le visionnage de ce Blu-ray proposé par Carlotta Films je vous invite à visionner les bonus. Parmi ceux-ci l’interview de Fabien Mauro intitulée « Origines ». On y apprend entre autres que ce film est adapté d’un roman de Seiichi Morimura que je vais m’empresser de trouver. Mais aussi que le père de l’iconique James Earl Jones (la voix de Dark Vador) joue ici le rôle du père de Johnny.

L'inspecteur Kitano (Isao Natsuyagi) et Yoriko (Hiroko Yakushimura). Survie en pleine nature de Junya Sato. Coffret Trilogie de la traque. Carlotta Films
L’inspecteur Kitano (Isao Natsuyagi) et Yoriko (Hiroko Yakushimura). Survie en pleine nature de Junya Sato. Coffret Trilogie de la traque. Carlotta Films

Pour conclure notre immersion au sein de cette Trilogie de la traque de Junya Sato il ne nous reste plus qu’à aborder Survie en pleine nature. Suite à un drame effroyable l’officier des forces spéciales Ajisawa décide de quitter l’armée. Il est hanté par les souvenirs de cet évènement tragique.

Un an plus tard devenu courtier en assurance Ajisawa a adopté Yoriko la seule survivante du massacre auquel il a été mêlé. De même il va se rapprocher de Tomoko Ochi la sœur de l’une des victimes. Cependant le drame, la menace s’attachent à leur pas. Ainsi Ajisawa devient bien malgré lui le suspect d’une enquête en cours, mais surtout la cible de l’inspecteur Kitano.

Émouvant. Dynamique. Captivant. Voici les termes qui caractérisent le mieux ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films. On a le plaisir de retrouver « le couple modèle » de Chasse à l’homme la rivière de la rage. Tout commence au cœur de l’action par un entraînement militaire. Celui des forces spéciales. On observe différents exercices. Tout comme un superviseur américain et en retrait un officier Japonais ne les quittent pas des yeux.

Peu après nous sommes en mai 1980, scène de nuit une voiture de police arrive à un endroit entouré de policiers. La tension est palpable. Il n’y a pas de musique. Il s’agit d’une prise d’otage. Face aux événements des hauts gradés font le point sur la situation. A noter un plan intéressant de la scène de prise d’otage vu à travers des jumelles. A savoir la maison de l’ambassadeur Hoover. Pour amplifier la tension on assiste à un plan de l’intérieur où l’on voit les otages et les preneurs d’otages.

Face à l’urgence de la situation, au plan suivant de Survie en pleine nature de Junya Sato nous nous retrouvons dans le bureau du premier ministre. Un homme lui dit de faire intervenir les forces spéciales. Ce dernier précise que ce ne sont pas des « kamikazes mais comme les missiles ils sont d’une aide indispensable ». S’ensuit dans ce film extrait de la Trilogie de la traque de Junya Sato un plan sur des hommes aux crépuscule. Ils sont lourdement armés. Nous vous doutons qu’il s’agit des forces spéciales. Ils avancent silencieusement.

A noter tout au long de ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films la beauté picturale de certains plans. Ainsi en arrière-plan on aperçoit un magnifique paysage montagneux. Raccord regard perdu au cœur du paysage la cible : la maison du gouverneur. Un homme se munit de jumelle. Caméra subjective de la cible avec le contour des jumelles. Ils sont prêts.

Au plan suivant de Survie en pleine nature de Junya Sato nous retrouvons le point de vue des policiers qui encerclent la maison. A 23h57 les forces spéciales sont autorisées à agir. L’une des personnes présente fait observer « c’est une opération top secret. La police en assumera les conséquences ». Ces propos semblent lourds de sens.

De nouveau dans ce Blu-ray par Carlotta Films nous observons un plan d’une grande beauté pictural. Ainsi on voit à travers différents plans des deltaplanes se découpant sur l’immensité du ciel. On se doute qu’il s’agit des forces spéciales. Pendant ce temps nous entendons en voix-off les revendications des preneurs d’otages et en parallèle l’intervention des forces spéciales. La musique douce jazzy contraste avec la scène. Tout à coup on entend des notes dissonantes angoissantes quand ils passent à l’attaque. Une chose est sûre leur intervention est des plus musclée.

Peu après dans ce nouvel opus de la Trilogie de la traque de Junya Sato le titre prend en partie tout son sens. On assiste si l’on peut dire à une démonstration relative au groupe d’élite des forces spéciales. S’ensuit un plan de l’intérieur d’un hélicoptère. L’exercice : « un soldat doit trouver son chemin jusqu’au point de rendez-vous et doit traverser une forêt inhabitée. L’exercice dure un mois. Ils n’ont que trois jours de provision ».

Plan sur un autre homme qui s’élance de l’hélicoptère. Il s’agit d’Ajisawa. On reconnaît en lui Ken Takakura l’acteur principal du premier film de cette Trilogie de la traque. Les « membres des forces spéciales doivent dépasser les limites de l’endurance ». Il leur est interdit de demander de l’aide au village. L’officier Ajisawa nous apparaît ensuite perdu en pleine nature tandis que l’hélicoptère s’éloigne.

S’ensuit à nouveau un plan d’une grande beauté picturale sur l’immensité de la nature et ses magnifiques montagnes verdoyantes. A cet instant le titre apparaît en surimpression « Survie en pleine nature ». On observe ensuite différents plans d’homme des forces spéciales isolés en pleine nature.

Un court instant dans ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films la musique prend des notes angoissantes. Le temps a passé. L’un d’eux est perdu désorienté au cœur de la forêt. Un autre se mutile le bras et mange sa propre chair. Tout ne se passe pas comme prévu.

Peu après dans ce nouvel opus de la Trilogie de la traque de Junya Sato on assiste à une rupture de ton. Ainsi on aperçoit une jeune femme qui se promène sur un chemin forestier. A sa plus grande surprise Ajisawa mal en point s’écroule devant elle. S’ensuit un gros plan sur son visage troublé.

Comme précédemment on note tout le brio du réalisateur. Que ce soit à travers le travail de l’image ou dans le fait de jouer sur nos attentes. C’est à ce moment que tout bascule. On n’entend plus un bruit ce qui amplifie la tension palpable. Ainsi à travers une alternance de plans on observe un plan d’Ajisawa tendant le bras vers elle. Puis de la jeune femme effrayée qui prend la fuite. Les images sont comme au ralenti leur donnant presque un côté irréel.

Tout à coup dans ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films on voit comme un geyser de sang. La musique se fait angoissante. Puis plan sur la jeune femme. Le sang gicle. Au cours de ce passage on assiste à une montée de la violence, folie meurtrière. Ainsi on voit une famille vaquer à ses tâches quotidiennes. Une femme attache du linge sur une corde à linge. En fond sonore on entend des cris hystériques.

Puis tout s’accélère quelqu’un se fait décapiter devant une petite fille. Un bras coupé reste accroché à la corde à linge. Durant cette séquence de Survie en pleine nature de Junya Sato on assiste à une succession de scènes d’une grande violence associant sang, mutilation…

Tout à coup dans ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films on reconnaît au cœur de la tourmenter Ajisawa. Ce dernier brandit une hachette. Cette scène nous est restituée à travers une alternance de plans. S’ensuit un plan sur le visage d’une fillette. Celle-ci le supplie de ne pas tuer son père.

Durant ce passage de Survie en pleine nature de Junya Sato La musique prend des accents jazzy soulignant l’action et sa violence. Insert de la hachette se plantant dans le crâne du père. L’image se teinte de rouge donnant l’impression que le sang recouvre l’écran. Comme dans les deux précédents films, on note toujours la maîtrise de l’image du réalisateur et la beauté picturale des images.

Au plan suivant de Survie en pleine nature de Junya Sato, on aperçoit la police sur la scène de crime. Il y a eu 12 victimes. La caméra suit un corps recouvert sur une civière. C’est un massacre. S’ensuit différents plans des policiers en pleine action. L’un d’eux interpelle son supérieur « chef a priori toutes les victimes ont été tué avec ceci ». Insert de la hachette.

Peu après un autre policier ou policier scientifique d’adresse à l’inspecteur Kitano en charge l’enquête « elle n’est pas d’ici ». Le plan suivant de ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films contraste avec le reste, le massacre ambiant.

S’ensuit un plan de la jeune femme. Elle donne l’illusion d’être paisible. La jeune femme est allongée au milieu de fleurs. Autour d’elle les policiers l’observent. Gros plan sur son visage étonnamment paisible dans la mort. « C’est sûrement une joggeuse qui passait par là ».

De nouveau dans Survie en pleine nature de Junya Sato on observe d’habiles raccords ou une continuité entre les différentes séquences. Ainsi au premier plan on voit un autel. Puis on discerne deux personnes entrant dans une pièce. Nous assistons à un moment solennel : l’identification de la joggeuse.

S’ensuit une alternance de plans entre le visage de la femme et celui de la joggeuse morte. Toutes deux se ressemblent comme deux gouttes d’eau. La musique est empathique. L’image alterne entre les deux soulignant leur ressemblance. Puis elle confirme « c’est bien ma sœur ».

Peu après la dernière ou les dernières séquences de cette première partie de ce Blu-ray proposé par Carlotta Films s’attachent aux pas de Yoriko la seule survivante. L’enfant est sous le choc, traumatisé. La musique empathique souligne son trouble. L’inspecteur Kitano est soucieux jusqu’à ce que Yoriko livre une info qui attire son attention.

Ainsi elle dit : « Vêtements verts » / « un homme vêtu de vert » / « oui » / « C’est lui qui t’a mené ici ? » / « oui ». La jeunette fille n’a aucun souvenir du drame. Un peu plus tard Yoriko part avec des membres de sa famille. Alors qu’ils s’éloignent vers la gare, on voit un plan sur l’inspecteur Kitano qui répète « un homme habillé en vert ».

Peu après dans ce dernier opus de la Trilogie de la traque de Junya Sato on voit un plan large d’une ville. Nous sommes un an plus tard. Dans un premier temps nous entendons une musique de fanfare. Suivi par le plan d’un aéroport et d’une inauguration voire d’une fête.

De nouveau dans Survie en pleine nature de Junya Sato nous assistons à une rupture de ton. Tout à coup il n’y a plus un bruit. On voit un plan sur une grue. Celle-ci remonte une voiture rouge accidentée. Cela nous est restitué à travers différents plans. Au sein de la foule nous reconnaissons Tomoko la sœur de la randonneuse. Elle est accompagnée d’un photographe. Nous apercevons en arrière-plan Ajisawa. Puis retour sur la jeune femme qui a l’impression que l’on observe.

A ces mots nous retrouvons Ajisawa qui les observe à travers la foule. Durant ce passage l’inspecteur Kitano est aussi présent. Tous semblent depuis le drame indissociables, liés sans pour autant interagir tout au moins pour le moment. En parallèle la fête se poursuit un homme présente son fils à d’autres notables. Le fils à l’air tendu.

Comme précédemment on remarque dans ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films plusieurs axes narratifs qui on se doute sont liés ou finiront par se croiser. Peu après nous nous retrouvons au commissariat suite à la découverte de la voiture. Nous retrouvons Tomoko qui lorsque l’inspecteur déclare qu’il s’agit d’un accident intervient. Pour elle ce n’est pas si sûr.

Peu après l’inspecteur Kitano croise la route Ajisawa qui l’interpelle « excusez-moi le corps d’Akani n’a pas été retrouvé ? Allez-vous clôturer l’enquête ? ». Ils sont sur le même plan. « Je ne vous connais pas qui êtes-vous ? Vous êtes de la presse ? ». Tomiko en arrière-plan observe la scène. Insert d’une carte de visite d’Ajisawa qu’il donne à l’inspecteur. Il est « courtier en assurance ». Durant ce passage de Survie en pleine nature de Junya Sato en entend une phrase pleine de promesses voire lourde de sens « ce fleuve a vu plein de drame. Les corps ne sont jamais retrouvés ».

De nouveau dans ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films on suit plusieurs axes. Avec d’un côté Tomoko qui recherche la vérité sur l’accident. De l’autre Ajisawa enquêtant de son côté sur ce même accident en tant que courtier en assurance. Pour lui l’accident semble suspect. Et pour finir l’inspecteur Kitano qui l’a dans son collimateur.

Un peu plus tard dans ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films la camera s’attache aux pas d’Ajisawa. Ainsi on le retrouve face à un client. La maîtresse de son client est aussi présente. Ce dernier est mécontent de ne pas toucher la prime d’assurance de sa femme qui a disparu lors de l’accident de voiture.

Peu après nous le suivons dans ses investigations dont dans un bar à hôtesses. A travers une alternance de plans, on voit Ajisawa parler avec une employée. Pendant ce temps un serveur ne les quitte pas des yeux. Finalement ce dernier dit à son interlocuteur au téléphone « qu’il va s’occuper d’elle. Car elle parle trop ».

Au plan suivant de Survie en pleine nature de Junya Sato on entend des bruits de coup. La femme est au sol. Ajisawa est forcé à observer en retrait. Tandis que la femme est passée à tabac. La scène nous est restituée à travers entre autres une alternance de plans. Ajisawa est comme nous un spectateur impuissant face à cette scène. Il est loin le temps des forces spéciales.

Durant ce passage de ce dernier opus de la Trilogie de la traque on assiste à une figure de menace et de mise en garde. Les hommes le menacent. Car il fait trop de vague. Quand ils partent Ajisawa désolé, honteux rejoint la femme. Puis il s’éloigne doucement. On assiste à travers une alternance de plans à une figure de mise en garde. « Si vous voulez survivre ici ne faites pas de vague ». Elle ajoute « quoiqu’il arrive fermé les yeux. C’est peine perdue. On ne changera pas les choses ».

Dans ce film tous semblent hantés par leurs passés comme dans les précédemment films. De plus leurs destins semblent irrémédiablement liés. Peu après les routes d’Ajisawa et Tomoko vont se croiser. Un groupe de motards joue avec les nerfs de Tomoko la poursuivant. Ils sont à la solde de la même famille dont les hommes de main on menacer Ajisawa. Cette fois-ci il s’interpose. Quand les motards le frappent, il se relève à de multiples reprises.

Cela nous est restitué à travers une alternance de plans. En retrait Tomoko observe la scène. Peu à peu le regard d’Ajisawa se durcit se fait plus assuré. Sa détermination semble mettre en déroute les agresseurs. Une fois ceux-ci partie la musique se fait empathique.

Peu après dans ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films on voit Tomoko se rapprocher d’un immeuble. Au plan suivant nous apercevons l’inspecteur Kitano. Ce dernier la suit à la trace. Il est prêt à tout pour découvrir la vérité et démasquer Ajisawa. Une fois à l’intérieur Tomoko fait face à une porte. Celle-ci s’ouvre à notre plus grande surprise comme à la sienne nous retrouvons face à elle Yoriko. Ajisawa l’a adopté peu après le drame. Tomoko demande à voir son père. Plan sur ce dernier. Tous deux semblent être mal à l’aise.

Tout à coup dans Survie en pleine nature de Junya Sato on voit un plan de Yoriko à travers une vitre. Elle se fige son regard est fixe. Yoriko regarde intensément quelque chose ou quelqu’un. A ses côtés Tomoko lui demande comment elle s’appelle sans réponse en retour. S’ensuit un plan sur Ajisawa « qui-a-t ’il Yoriko ?».

Alternance de plans nous voyons de nouveau à travers la vitre la jeune fille à droite. De même Tomiko apparaît sur le même plan à gauche. Gros plan sur le visage de l’adolescente sans expression. Celle-ci insiste « il y a quelqu’un ». Elle fixe toujours le même point. Surprise la femme se rapproche d’elle.

S’ensuit un plan sur Ajisawa tendu. La tension est palpable durant ce passage de Survie en pleine nature de Junya Sato. « Où ça ? » demande Tomiko. Yoriko répond « derrière la porte ». Tous portent leur attention vers celle-ci. La femme y va d’un pas décidé. Nous discernons une ombre a travers la vitre opaque de la porte. Quand elle l’ouvre, l’inspecteur Kitano a à peine le temps de se dissimuler.

Ajisawa (Ken Takakura) et Yoriko (Hiroko Yakushimura). Survie en pleine nature de Junya Sato. Coffret Trilogie de la traque. Carlotta Films
Ajisawa (Ken Takakura) et Yoriko (Hiroko Yakushimura). Survie en pleine nature de Junya Sato. Coffret Trilogie de la traque. Carlotta Films

A partir de ce moment dans ce film issu de la Trilogie de la traque on note un petit côté surnaturel étrange associé à Yoriko. Ce dernier se manifestera plusieurs fois au cours de ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films.

Parallèlement à cela dans Survie en pleine nature de Junya Sato on suit l’enquête de l’inspecteur Kitano. Ce dernier semble prendre l’affaire à cœur voire de façon personnelle. Ainsi il déclarera « Je suis sûre qu’il est impliqué ». Tout comme Ajisawa il va être confronté à la corruption, la loi du silence et les machinations liées aux secrets entourant les forces spéciales.

Cependant bien qu’on tente de mettre à mal son enquête. L’inspecteur Kitano redouble d’efforts. Ce dernier est prêt à tout pour connaître la vérité quitte à employer des méthodes musclées voire violentes. A un moment il interpelle ainsi un homme ayant attenté à la vie de Ajisawa « retenez-le (..) est à moi ».

Pendant ce temps nous suivons Ajisawa qui tente de découvrir la vérité sur l’accident. Ce dernier est hanté par ses fantômes du passé. Il ressent du remords. Tout au long de ce film proposé en Blu-ray par Carlotta Films on ressent de l’empathie pour lui. Quitte à ce que cela le desserve Ajisawa est prêt à tout pour que Yoriko retrouve la mémoire. De même nous suivons aussi Tomoko. Celle-ci veut entre autres dénoncer le crime et la corruption. Tous sont liés. Au loin la menace et la mort planent.

Pour ma part je trouve que Survie en pleine nature de Junya Sato est le plus émouvant, poignant des trois. Cependant l’action est tout aussi palpitante. De même le rythme des plus soutenu nous tient en haleine. Il en va de même tdes autres œuvres du coffret dédié à le Trilogie de la traque.

Succombez au rythme dynamique et à la tension des plus palpable de la Trilogie de la traque de Junya Sato.

Coffret la Trilogie de la traque de Junya Sato. Carlotta Films
Coffret la Trilogie de la traque de Junya Sato. Carlotta Films

Coffret Trilogie de la traque de Junya Sato proposé par Carlotta Films. Coffret format 4K UHD : 70€ ou format Blu-ray : 50€

Pour plus d’info / vente en ligne : https://carlottafilms.com/

Rédactrice freelance, Pigiste

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