Culture

Plongez aux origines de Damné aux côtés de Bertrand de Montbard grâce à Hervé Gagnon

Montbard d'Hervé Gagnon. Éditions Hugo Roman. Photo : Philippe Lim
Montbard d’Hervé Gagnon. Éditions Hugo Roman. Photo : Philippe Lim

Prenant. Envoûtant. Dépaysant. Voici les termes qui caractérisent le mieux ce livre proposé par les Éditions Hugo Roman. Hervé Gagnon nous convie à le suivre aux origines de Damné. Rassurez-vous pas besoin de commencer par cette série pour comprendre l’intrigue. Montbard peut se lire en ouverture de Damné ou pour les fans de la saga en complément de cette dernière.

Cette première partie du journal du Templier Bernard de Montbard est consacrée à Jérusalem. Ce dernier se livre, se dévoile sans filtre devant nous. L’introduction de cet ouvrage proposé par les Éditions Hugo Roman est teintée de tourment de culpabilité. « Définissons-nous un homme par sa nature ou par ses gestes ? Cette question me tourmente depuis que le destin m’a happé. Je n’ai jamais demandé à être ce qu’on a fait de moi. Je n’ai ni sollicité ni accepté la mission que j’ai mené ».

Au fil de notre lecture de Montbard d’Hervé Gagnon. On a l’impression que c’est une sorte d’introspection, d’expiation voire de remise en question. Celle d’un homme qui n’a pas choisi sa destinée, mais la suivie car telle est la voie. Cela contraint et forcé.

Car le « sang qui coule dans mes veines en a décidé pour moi et la menace a contraint ma loyauté ». « Cette mission je m’y suis attaché au point de la faire mienne. Pour elle j’ai tué et estropié. Je ne demande ni pardon, ni compassion. J’assume chacun de mes gestes et le moment venu, j’en répondrai devant mon créateur ».

Dans ce passage, Montbard semble vouloir soulager sa conscience troublée, vouloir expier ses fautes ses péchés à travers ce récit. « Le mal est-il moindre lorsqu’il est fait au nom du bien ». « Ces questions pèsent lourd sur ma conscience et continueront à l’alourdir jusqu’à ma mort ».

La phrase de conclusion de l’introduction de ce livre proposé par les Éditions Hugo Roman happe notre attention et semble riche de promesses. « Je suis Bertrand de Montbard. Ceci est le récit du chemin que je n’ai pas choisi ».

Chaque partie de ce livre d’Hervé Gagnon marque une période voire une année en particulier. Tout commence en 1170, rien ne semblait prédestiner Bertrand de Montbard à une telle destinée. C’est le temps de l’innocence, du bonheur ponctué de souvenirs heureux. Cependant la menace est présente en arrière-plan tout comme une note de mystère. Il porte parfois un regard actuel plein de regrets vers le passé. Ce dernier est désabusé voire plein de nostalgie.

A cette époque fils de seigneur, il était studieux aimait les livres. Cependant Bertrand de Montbard apprenait aussi le maniement des armes auprès de Conrad. Ce dernier est entouré de mystère. C’est un lointain cousin de son père. Conrad le seconde dans le fonctionnement quotidien des terres familial. De plus il est expert en armes.

Bertrand apprend que Conrad a passé du temps outremer. Destination exotique qui l’attire, mais qui marquera de façon irrémédiable sa destinée. Ce souvenir entraîne un amer constat. « Je ne connaissais pas alors la façon dont la terre sainte peut transformer un homme. Je le comprends maintenant ».

Ce livre proposé par les Éditions Hugo Roman est écrit dans un style facile à lire. Constitué de courtes sections. Dans lesquelles, on voit l’intrigue à travers les yeux du Templier. A force d’entraînement « l’épée fut bientôt le prolongement de mon bras et une partie intégrante de ma vie. Pour le reste de mon existence, elle sera ma maîtresse et moi son amant transi ».

A ses côtés en plus de ses parents se trouve un ami proche sorte de frère de lait recueillie par sa famille à la mort de ses parents. Gibouin de par sa base extraction est le serviteur de Bertrand. Cependant pour lui il est bien plus que ça. Il est plus proche pour lui que ses propres frères. Ainsi Bertrand décide de partager ses connaissances avec lui aussi bien du point de vue des livres que des armes.

Au fur et à mesure de notre lecture de Montbard d’Hervé Gagnon. Bertrand apprendra à ses dépens que tout a un prix. De même pour mener à bien sa destinée. Il devra renoncer à de nombreuses choses. Ainsi « ils me manquent tous encore aujourd’hui. Chacun porte sa croix ».

Cependant et ce dès le début de ce livre proposé par les Éditions Hugo Roman tout n’est pas rose. La maladie et la mort touche tout le monde sans distinction. Parmi ceux-ci sa mère. Cette dernière lui fait promettre d’être bon. Sur ce dernier point Montbard revient « j’ai tenté de ne pas trahir cette promesse. Ce sera à Dieu de décider si j’ai réussi ». Car tout ce qu’il a fait ensuite c’est en son nom.

A cette période dans Montbard d’Hervé Gagnon son destin semble tout tracé. Prendre la succession de son père à son décès cela bien que cela aille à l’encontre du droit d’aînesse. Cependant la phrase de conclusion de cette partie est riche de promesse et annonce un basculement. Ainsi « je ne saurais jamais le genre de seigneur que j’aurais pu devenir ».

La section suivante se consacre à 1174. C’est le moment ou tout à basculer à savoir l’été de ses 18 ans. Une missive va faire chavirer sa vie. Durant ce passage de Montbard d’Hervé Gagnon la tension est palpable. De même le mystère entoure cette missive. Son contenu et son origine n’augurent rien de bon. Cela sera rapidement confirmé.

Peu après dans ce livre proposé par les Éditions Hugo Roman on découvre que cette missive qui va sceller son destin provient de Jérusalem. Cette lettre est adressée à son père. Bertrand en est l’objet. De plus, il s’agit d’un ordre aucun refus ne sera accepté.

Durant ce passage de Montbard d’Hervé Gagnon celle-ci est retranscrite. « Le temps est venu pour les Montbard de donner un nouveau fils. On nous a rapporté que le jeune Bertrand est aussi doué pour les études que pour les armes. C’est lui que nous réclamons. Il doit être à (…). avant le 8e mois porteur des armoiries des Montbards. Ton sacrifice est dûment noté ». « Souviens-toi des tiens ». Cette dernière phrase a tout de la menace. La lettre se termine sur un sceau marqué d’un signe énigmatique.

C’est à partir de ce moment que ce livre proposé par les Éditions Hugo Roman va basculer dans un monde de secrets, de violence et de trahisons. Sans qu’il ai son mot à dire. Montbard doit obéir car c’est la voie. La missive provient de l’ordre du Temple. Leur devoir est d’obéir sous peine de représailles. Bertrand doit rejoindre les rangs des Templier les moines soldats.

A contrecœur, il fait ses adieux aux siens. Conrad lui remet une dague et une épée qu’il a fabriqué à la demande du père de Bertrand. Celles-ci portent les armoiries des Montbards. Puis avant de le quitter il lui recommande de dire une fois arrivé « qu’il a été formé par Conrad de Vendac ». Cette phrase des plus énigmatique laisse présager qu’il en sait plus sur les Templiers voire en laisse deviner plus sur son ancienne vie.

C’est à partir de ce moment-là dans Montbard d’Hervé Gagnon qu’on assiste a un basculement irrémédiable le temps de l’innocence est finit. Ainsi le chemin de Bertrand accompagné de son fidèle ami Gibouin est pavé d’embûches. Lors d’une embuscade le jeune homme découvre qu’il est attendu et qu’une menace plane sur lui. Un des assaillants s’exclame « Aucun autre Montbard ne doit se rendre en Outremer ».

Peu après dans ce livre proposé par les Éditions Hugo Roman on est témoin de la perte totale d’innocence de Bertrand. Face au contentement qu’il ressent face aux cadavres des deux assaillants Bertrand conclu. « Le jeune homme qui aimait les livres venait de changer à jamais. Il était devenu un tueur ».

Cette idée de basculement irrémédiable dans un monde de violence se retrouve un peu plus loin. « Cet affrontement impromptu sur la route vers (…) fut la première fois où je me battis pour ma vie. Je le ferais si souvent par la suite que j’en perdrais le compte et en porterais les traces ». Car oui il sera marqué tout à la fois dans son âme et dans sa chair.

Tout au long de cet ouvrage la violence des combats est restituée à merveille. Cela dans une sorte de caméra subjective. On voit l’action à travers les yeux de Bertrand. Peu après dans ce portrait de Montbard d’Hervé Gagnon nous retrouvons une notion qui rappelle les contes voire les légendes.

Ainsi on retrouve, si l’on peut dire, une figure de mise en garde. Sur le chemin une vieille femme lui fait une sombre prophétie. « Dieu te demandera de perdre ta foi et tu le feras (…). Dieu te demandera d’aimer un démon et tu le feras. Dieu te demandera de donner ta vie et tu le feras ». Celle-ci prendra tout son sens au cours de notre lecture.

Bien qu’il ne veuille pas l’avouer Bertrand est troublé bien malgré lui. Comme cela sera souvent le cas au cours de notre lecture de ce livre proposé par les Éditions Hugo Roman, Gibouin va désamorcer la tension. Ainsi il rationalise face à cette prophétie. « C’est aussi le seul sujet qui rend une prophétie absolument certaine. Presque tout le monde mourra un jour ».

Peu après dans Montbard d’Hervé Gagnon, ils atteignent leur destination. Une fois à l’intérieur son destin se concrétise. Il n’y a pas de retour possible. Ainsi une « fois à l’intérieur la porte se ferme derrière lui ». Bertrand ressent un frisson d’appréhension. Il se sent prisonnier.

Puis tout va en s’accélérant. Dans un premier temps, après avoir rencontré le commandeur et lui avoir dit que Conrad de Vendac la formé. Bertrand voit une brève expression de surprise sur son visage. Ce dernier en déduit qu’il connaissait Conrad.

Le soir même le jeune homme est initié. On assiste à son initiation en tant que templier. Durant celle-ci Bertrand accepte son sort. « L’ordre exige un engagement complet. Tu dois vouloir être templier ». Ce qu’il fait.

Cependant dans ce livre proposé par les Éditions Hugo Roman Bertrand tout comme nous n’est pas au bout de ses surprises. Le mystère s’épaissit. Ainsi son père n’est pas le seul à avoir reçu un ordre par courrier de personnes haut placées. Tous sont de simples pions dans un jeu qui les dépasse. Bertrand ne croit pas au hasard. Tous se plient à ces exigences qui ne laissent pas de place au refus.

Peu après dans Montbard d’Hervé Gagnon on assiste à son apprentissage. Puis on apprend que sa présence est souhaité à Jérusalem. Le chemin que va emprunter notre cher ami est teinté de violence, de danger, de traîtrise. De plus la mort n’est jamais loin. Ainsi nous assistons de nouveau à une figure de mise en garde. Celle-ci provient du commandeur Torolla de Pézenas « le secret qui t’entoure ne me dit rien de bon » / « Ne fais confiance à personne ».

Plus Montbard approche de la vérité plus la tension est palpable. La menace et le danger peuvent provenir de partout. Heureusement l’amitié sincère est aussi possible. Cependant Bertrand va être confronté aux devoirs familiaux. Ceux-ci s’incarnent entre autres dans une société secrète, mais aussi dans une mission d’une grande ampleur et non dénuée de danger. Car comme le dit si bien un des protagonistes « la tâche qui nous incombe est une grâce et un honneur mais aussi une malédiction. Elle exige un immense sacrifice ».

Concernant ce point Bertrand l’apprendra à ses dépens et dans sa chair dans ce livre proposé par les Éditions Hugo Roman. La phrase de clôture de Montbard d’Hervé Gagnon « je ne savais encore rien » nous laisse sur notre faim. On a qu’une envie poursuivre notre plongée au cœur de l’histoire de Bertrand de Montbard.

Suivez le destin mouvementé Bertrand de Montbard à ses côtés grâce à Hervé Gagnon.

Montbard d’Hervé Gagnon. Éditions Hugo Roman. Prix : 22 €

Pour plus d’info : https://www.hugopublishing.fr/

Rédactrice freelance, Pigiste

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