Pénétrez aux côtés de Guillaume Bailly dans 20 histoires criminelles hors du commun avec La Mort leur va si bien
Décalé. Minutieux et étonnement enrichissant. Voici les termes qui caractérisent le mieux La Mort leur va si bien de Guillaume Bailly. Dans ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun l’auteur revient sur « 20 histoires criminelles hors du commun ». Cela dans un style pas piqué des hannetons des plus facile à lire. Le titre en lui-même donne une clé, un fil conducteur, mais aussi peut être une habile référence à un film décalé La Mort vous va si bien.
Dès la première phrase des notes de l’auteur teintées d’humour le ton est donné. Ainsi « le présent ouvrage traite de gens peu fréquentable qui ont commis des choses pénalement (…) répréhensible. Ce qu’ils ont fait n’est vraiment pas joli. Les euphémismes c’est ma grande passion ».
Car oui dans ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun notre guide manie avec brio l’ironie, l’humour noir et un côté de décalé des plus rafraîchissant. Cela surtout en regard du thème de La Mort leur va si bien de Guillaume Bailly. On peut être tenté de rapprocher cela d’une sorte de contrepoint comique ou peut être est ce juste sa personnalité ? J’avoue que je partage cet humour des plus raffiné.
Sur ce point à savoir ce style décalé, l’auteur déclare. « Votre serviteur a fait le choix de traiter ces événements en faisant appel à un humour qui ressemble fortement à son café : noir et sans sucre. Le tout avec un objectif simple : ne pas abonder dans une forme d’adulation vis à vis des criminels (…) ». Car bien qu’un côté décalé voire de l’humour noir soit présent les «20 histoires criminelles hors du commun » sont minutieusement analysées, mais sont surtout respectueuses à l’égard des victimes et de leurs familles.
Peu après dans ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun on assiste à une figure de mise en garde « âmes sensibles s’abstenir ». Car oui Guillaume Bailly dans La Mort leur va si bien reviens sur « des histoires criminelles hors du commun ». Mais toujours dans un style décalé des plus rafraîchissant. Celui-ci au détour d’une page vous fera mourir de rire ou tout au moins sourire sorte de bouffée d’air frais au cœur de cette horreur trop humaine.
« Si vous décidez poursuivre je vous aurais prévenu loyalement et nous resterons bons amis quoiqu’il arrive d’accord ? Notez ça aurait pu être pire vous auriez pu tomber sur le livre d’un écrivain qui punit les gens qui ne lisent pas leur préface. Quelle horreur ».
Puis La Mort leur va si bien de Guillaume Bailly se poursuit par la section : avant-crime. Dans cette partie l’auteur aborde entre autres l’affaire Landru. Cela toujours dans son style décalé, minutieux et des plus analytique.
Ainsi il fait observer une chose des plus vraie « c’est dommage parce qu’on oublie souvent le policier au profit du criminel ». Sur ce point Guillaume Bailly aborde le cas de l’inspecteur Jules Belin et de l’affaire Landru. L’auteur souligne entre autres la détermination de ce policier.
Ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun comporte de même des informations enrichissantes dont sur la loi à l’époque évoquée ou de façon plus générale. Ainsi j’ai appris que tout au moins à cette période soit en 1918. « La loi est formelle : on ne dérange pas un particulier à cette heure de la nuit (2 heures du matin). Police ou pas l’heure légale c’est 7h du matin ».
Cette section de La Mort leur va si bien de Guillaume Bailly se conclut par une phrase dans laquelle on reconnaît bien la patte de l’auteur avec son humour décalé, à froid qui en fait tout son charme. Ainsi « j’ai dissimulé sans prévenir une histoire dans ladite préface. Ce qui fait que quiconque sautera la préface sera privé d’une histoire voila. Parce qu’il y a deux choses dont j’ai horreur : écrire des préfaces et les gens qui ne les lisent pas ».
Tout au long de notre lecture de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun on note l’humour décalé rafraîchissant. Celui-ci sert de contrepoint comique au drame ou à la tension des histoires vraies qui nous sont racontées. Mais toujours en restant respectueux des victimes et des leurs familles.
Au fil des pages de La Mort leur va si bien de Guillaume Bailly on voit qu’en plus de maîtriser avec un humour décapant son sujet. L’auteur emploi avec brio les références à la pop culture, au cinéma voire à la littérature.
Tout commence par l’Invasion des profanateurs on pense direct au film et livre du même nom. Ainsi on retrouve en ouverture une citation de cette œuvre. En regard du titre de cette partie, j’ai immédiatement pensé au film Cadavres à la pelle (Burke and Hare) avec Simon Pegg et Andy Serkis. Ce qui a été confirmé par la première histoire « il est frais mon cadavre ». On y apprend « qu’au début du XIXe les sciences médicales entament une série de progrès considérable ».
Cependant « l’université Édimbourg en Ecosse a un petit problème : la réforme de la justice. Et plus particulièrement l’abrogation du « Bloody Code » (…) ». Guillaume Bailly nous éclaire sur cette loi des plus sanglante.
Ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun est tout à la fois décalé, mais aussi des plus enrichissant. Comme toujours les interventions de l’auteur ne manquent ni de sel ni de mordant. Ainsi en bas de page on trouve une note sur cette mesure, à savoir le Bloody Code.
Ce dernier est « un tantinet exagéré par le nombre, mais aussi par le prétexte. On notera par exemple le fait de se faire passer pour un soldat pensionné de l’armée britannique ou la « méchanceté » chez les enfants entre 7 et 14 ans ». Car « oui à l’époque un gamin insolent on ne l’envoie pas dans sa chambre on le pendait haut et court ». La dernière partie de cette phrase m’a immédiatement fait penser au western Pendez les hauts et courts. Peu après l’auteur constate avec ironie. « Il arriva donc un moment dans l’histoire britannique ou rester en vie était devenu un sport de haut niveau ».
Tout au long de La Mort leur va si bien de Guillaume Bailly on apprend de nombreuses choses entre deux sourires, fous-rires ou frissons d’angoisse. Ainsi certains autres crimes graves donnaient lieu « à une peine également très sévère : un long séjour en prison ou la déportation vers une île du pacifique Sud devenu un bagne à ciel ouvert pour la couronne britannique : l’Australie ». Lieu qui pour beaucoup maintenant est une destination de rêve.
Face à cette pénurie de corps des plus problématique pour les dissections, on trouve : « (…) « les résurrectionnistes » nom dont s’était affublé les pilleurs de tombe ». « Ce terme provient de résurrection qui fait référence à la sortie d’un cadavre de sa tombe. Comme un retour à la vie même si elle est purement matérielle et non spirituelle. C’était bien entendu ironique l’humour British toujours ». Durant ce passage de La Mort leur va si bien, Guillaume Bailly s’intéresse à Williams Burke et Williams Hare.
Au-delà de s’intéresser à 20 histoires criminelles hors du commun l’auteur de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun revient sur certaines idées reçues. Ainsi dans la section intitulé « le plus grand costumier du cinéma » Guillaume Bailly revient sur la notion « inspirée d’une histoire vraie ou inspirée de faits réels ». Il nous apprend à ne pas tous prendre pour argent comptant.
Ainsi « vous avez toutes et tous vu un jour ces mots au début d’un film. Et vous savez quelles lois les régies ? absolument aucune ». A chaque fois l’auteur aborde de façon minutieuse ces histoires criminelles hors du commun avec souvent un humour pince sans rire voire une ironie mordante.
Guillaume Bailly conclut cette courte réflexion sur l’univers du cinéma par une phrase de transition. « Ce qui suit. C’est l’histoire d’un costumier très particulier à qui le cinéma doit beaucoup. Et (…) même s’ils ne sont jamais rencontrés ».
Puis le récit commence au cœur de l’action la disparition inquiétante d’une femme. Son fils va donner le nom d’un suspect : Ed Gein. Une fois le suspect arrêté. On suit les sinistres et macabres découvertes que font les enquêteurs chez lui.
Durant ce passage de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun la tension est palpable. Cependant on retrouve l’ironie mordante, le petit côté contrepoint comique pour distancer de l’horreur. Ainsi une fois à l’intérieur « le premier policier esquisse un sourire qui sera le dernier avant longtemps ».
Au-delà du côté humour noir, ironie, on note un véritable travail des plus minutieux. Ainsi on retrouve dans cette section de La Mort leur va si bien une partie de l’interrogatoire d’Ed Gein (extraits de « Complete transcription of Ed Gein confession » James Gibs…).
Tout au long de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun, l’auteur intervient avec le mordant qui le caractérise. « Croyez-le ou non l’assassin nécrophile Ed Gein n’est pas un tueur en série. La définition sur laquelle s’accorde la plupart des polices du monde est une personne qui a commis trois meurtres espacés dans le temps en suivant un mode opératoire particulier. Ed Gein n’a tué que deux fois ». S’ensuit le portrait d’un monstre au visage humain.
Au cours de leurs recherches « la découverte la plus surprenante est faite dans un placard : une peau de femme suspendue à un cintre comme une sorte de combinaison ». Cela m’a immédiatement fait penser au Silence des agneaux et plus particulièrement à Buffalo Bill. Cette affaire inspirera de nombreux films, livres et de nombreuses séries. Ainsi il servit de source d’inspiration entre autres à Robert Block et son livre Psychose, mais aussi à Massacre à la tronçonneuse.
Cependant ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun ne s’intéresse pas uniquement aux crimes, histoires criminelles hors normes mais aussi aux avancées de la médecine légale…. C’est ce genre de sujet qui se révèle des plus enrichissant.
Parmi celles-ci Guillaume Bailly aborde les fermes de corps. Comme moi vous avez pu en entendre parler dans les films et séries. L’intro de cette section de La Mort leur va si bien prend la forme d’un conte. C’est avant tout une histoire de passion.
Ainsi « il était ou fois un homme, le docteur William Bass qui eut l’idée de créer une sorte de centre de recherches spécialisé conçu pour aider la justice criminelle à progresser dans ses méthodes d’enquête ». « C’est un scientifique qui a transformé la médecine légale grâce à sa passion et ses idées audacieuses ».
Son idée « comprendre le corps humain après la mort pour aider la justice ». Ainsi « dans les années 70, il fonde la célèbre « body farm » (ferme de corps) un labo en plein air unique au monde qui fera des émules ».
« Aujourd’hui bien que retraité William Bass est considéré comme une légende de la médecine légale. Il existe aujourd’hui une dizaine de fermes de corps toutes situées aux États-Unis. Seul pays au monde où le système légal permet l’existence de ces endroits ».
Entre deux histoires criminelles hors du commun on peut observer dans ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun des « Interludes ». L’un d’entre eux a particulièrement attiré mon attention. Celle-ci prend la forme d’une anecdote liée à Edgar Allan Poe l’un de mes auteurs fétiches ou plus précisément lié à sa tombe.
Cette anecdote s’intitule « 3 roses et un cognac ». Chaque année le 19 janvier un inconnu surnommé « le trinqueur de la tombe de Poe » dépose 3 roses et un cognac sur la tombe de l’écrivain. Cet interlude est entre l’anecdote, la tradition, l’hommage voire la légende.
La Mort leur va si bien est divisé en plusieurs sections dont « L’amour à mort ». A n’en pas douter une section qui porte bien son nom. Parmi les affaires hors du commun abordées une histoire de conductrice de corbillard aux mœurs des plus incongrues. Cette affaire s’est déroulée en 1979.
Au cours de ce passage de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun j’ai appris avec stupeur que tout au moins à cette période. « Rien dans la loi californienne n’interdisait la nécrophilie (…). Ce n’était pas non plus autorisé n’allez pas vous faire des idées. Simplement au regard de la loi ça n’existait pas ».
Même quand il aborde des histoires sordides l’auteur avec son humour habituel et décapant arrive à nous faire sourire. Ainsi on trouve dans une note en bas de page. « Si vous avez pensé à ce moment précis : « le Bloody Code » y serait bien arrivée lui (…). Je tiens à vous remercier pour votre lecture attentive ».
Au détour d’une page de La Mort leur va si bien l’auteur sait nous surprendre. Ainsi il nous narre une macabre histoire sous forme d’épisodes. Celles-ci se terminent par d’habiles phrases de transition. Dans ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun des affaires célèbres côtoient d’autres moins connues qui savent nous surprendre, nous choquer voire nous sidérer. Ainsi concernant les affaire célèbre Guillaume Bailly, aborde Dahmer. J’y ai appris entre autres que ce dernier avait travaillé dans une maison funéraire.
Toutefois on peut toujours compter sur notre cher hôte pour nous aider à relâcher la tension avec son ironie mordante et son humour décapant. Tout au moins un court instant avant de continuer notre exploration au cœur de La Mort leur va si bien.
Cependant on apprend aussi de nombreuses choses au détour d’une affaire hors norme. Ainsi grâce à la partie consacrée au Vampire de Muy, j’ai découvert que « l’organisation des pompes funèbres était bien différente au XIXe siècle. Pour simplifier l’église avait le monopole et déléguait des entrepreneurs. Une loi de 1905 supprime ce monopole ».
« Mais jusque-là dans les petites villes c’était bien souvent un seul homme qui occupait les fonctions d’entrepreneurs de pompes funèbres et de fossoyeur. La plupart du temps il transmettait sa charge de père en fils ».
Je vous laisse le plaisir et la surprise de découvrir plus en détail ce livre idéal pour les adeptes de sensations fortes, de true crime, mais aussi d’humour décapant. Comme quoi et pour mon plus grand étonnement et bonheur allier les deux est possible. Cela sans pour autant minimiser les faits et manquer de respect aux victimes et à leur famille.
Guillaume Bailly nous narre avec minutie et un humour décapant voire mortel 20 histoires criminelles hors de commun dans La mort leur va si bien
La Mort leur va si bien. 20 histoires criminelles hors de commun. de Guillaume Bailly. Éditions de l’Opportun. Prix : 14,90 €
Pour plus d’info : https://www.editionsopportun.com/
