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Découvrez la part d’ombre de l’Histoire avec une Histoire du crime en France du Moyen Âge à nos jours

Une Histoire du crime en France du Moyen Âge à nos jours. Nouveau Monde Éditions. Photo : Philippe Lim
Une Histoire du crime en France du Moyen Âge à nos jours. Nouveau Monde Éditions. Photo : Philippe Lim

Captivant. Déroutant. Voici les termes qui caractérisent le mieux une Histoire du crime en France du Moyen Âge à nos jours. Ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions analyse ce thème à travers un recueil d’articles. Ceux-ci nous invitent à entamer un voyage à travers l’histoire et le temps pour s’intéresser aux crimes, mais aussi aux châtiments et à l’évolution de la justice.

De nos jours, on ne compte plus les émissions YouTube, films, documentaires et ouvrages consacrés au true crime. Cet intérêt pour la part des ténèbres n’est pas nouveau. Ainsi : « La criminalité est une source d’inspiration pour la littérature et la peinture et une source de revenu pour une presse qui dès la fin du XIXe siècle et via les faits divers trouve un moyen d’assurer son succès commercial ».

Cette Histoire du crime en France commence par « Crime ordinaire au Moyen Âge » de Claude Gauvard. Tout au long de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions nous sommes confrontés à des analyses minutieuses et bien documentées. Cela tout en nous invitant à réfléchir voire à nous méfier.

Car les préjugés et les stéréotypes ont la dent dure. Ainsi « les écrivains médiévaux sont donc responsables au premier chef des stéréotypes qui courent sur la violence. S’y conforter reviendrait à oublier qu’ils s’inscrivent dans ce qu’on appelait un discours pédagogique de la peur ». A cette période l’honneur était au cœur des conflits.

Au détour d’une page on apprend de nombreuses choses. De même nous ouvrons les yeux sur l’évolution de la justice, des crimes et des mentalités. Concernant cette section d’une Histoire du crime en France, j’ai découvert entre autres que « la société médiévale est dans son ensemble une société à honneur. Elle pratique la vengeance voire la vendetta ».

Cette société repose si l’on peut dire sur un code de l’honneur. De plus on apprend qu’à partir du XIIIe siècle, cependant une distinction finit par s’établir entre homicide et meurtre. Dès cette section de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions on assiste déjà à une évolution de la justice. Ainsi « aux XIVe et XVe siècles des voix s’élèvent dans le royaume de France entraînant le fait que le roi ne peut plus gracier les crimes d’honneur ».

Cette Histoire du crime en France prend la forme de courtes sections. Celles-ci sont constituées d’analyses minutieuses rédigées dans un style facile à lire. Sont ensuite abordés « l’adultère, le blasphème et l’infanticide au Moyen Âge ». Dans cette section de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions on découvre « que la perception des crimes considérés comme vitaux a évolué au cours du Moyen Âge ».

A cette période le blasphème fait partie des crimes horribles. Autres temps, autres mœurs parfois proches des superstitions, mais aussi de préjugés. La peine de mort est présente et rassemble souvent les foules. Déjà à cette période, les marginaux servaient parfois de boucs émissaires.

« Car ils présentaient des caractéristiques qui les différenciaient des hommes ordinaires ». Concernant « les condamnés à mort, le plus souvent il s’agit d’hommes appartenant à des bandes dont les membres sont unis par un langage, geste distinctif soupçonnés d’avoir créé des alliances voire associés à des motifs liés à la superstition ».

Chaque section de cette Histoire du crime en France est divisée en sous-parties aux titres des plus évocateurs. Ceux-ci donnent le ton. Ainsi dans cette section on trouve une partie intitulée « des grands criminels punis pour l’exemple ». « La mauvaise réputation ne suffit plus. Il faut des preuves. Parfois les aveux sont obtenus sous la torture ». Dans cette section on découvre que « certains criminels sont punis pour l’exemple ».

Au détour d’une page de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions, j’ai été surprise de trouver le tristement célèbre Gilles de Rais. Ce sinistre personnage a inspiré Barbe-bleue, mais il est aussi des plus ambigüe monstre ou bouc émissaire voire machination pour obtenir ses terres. Ainsi Jacques Chiffoleau s’intéresse à cette sinistre figure. « Gilles de Rais ogre ou serial killer ». Cet ancien compagnon d’armes de Jeanne d’Arc a été exécuté en 1440.

A chaque fois tout au long de cette Histoire du crime en France, un court paragraphe introduit le thème ou plutôt le sujet de l’étude, de l’article. Ainsi « les serials killers et pédophiles obsédaient nos sociétés. A tel point qu’on leur cherche des ancêtres, et parmi eux Gilles de Rais. ». Le titre d’une des sous-parties s’intitule « la légende l’emporte sur l’histoire ». Ainsi « On a fini par en faire une sorte de croque mitaine dont on menaçait parfois les enfants désobéissants ».

Au fil des pages de cette section de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions on découvre « la confirmation de certains traits du personnage historique. Sa puissance comme seigneur, son rôle dans la guerre franco-anglaise, sa largesse tournant à la prodigalité à la fin de sa vie ».

Cette section nous invite à réfléchir, à nous interroger sur le bien-fondé de cette histoire et celle-ci n’est pas la seule. Ce portrait voire cette étude minutieuse de Gilles de Rais se poursuit par « la carrière d’un chef de guerre ». On y est témoin de sa grandeur et de sa décadence.

Ainsi « après la capture de Jeanne d’Arc et sa mort sur le bûcher. Gilles de Rais se replie sur ses terres et vit de façon dispendieuse. Les dettes s’accumulant ses parents protestent et le roi Charles VII le déclare (…). C’est-à-dire lui interdit de vendre ses biens français ». Face à ses dettes, il se voit contraint « d’engager ses terres et ses revenus bretons auprès du duc Jean V et de quelques-uns de ses officiers ». Ces derniers n’attendaient que cela car ils cherchaient à « renforcer leur puissance sur la zone frontalière ».

Comme tout au long de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions cette section est des plus documentée. Elle aborde ensuite « le procès d’un monstre ». L’auteur entre autres y remet en question ses « accusations extraordinaires ». Celles-ci sont associées à l’accusation de lèse-majesté, dont celle de rébellion à l’égard de Dieu et du duc. Il ne faut pas oublier que les aveux étaient souvent obtenus sous la torture. Cette section consacrée à Gilles de Rais s’intéresse à la postérité du mythe, de la légende de Barbe-bleue et du croque mitaine.

Au fil de notre lecture de cette Histoire du crime en France la majorité des sections se termine par une liste de livres pour en savoir plus. Pour ma part, je me suis fait une liste de livres à lire. Peu à peu nous sommes plongés dans la part des ténèbres de l’Histoire de France où l’on apprend de nombreuses choses surprenantes. Dont « l’émergence au Moyen Âge d’une véritable criminalité organisé dont à travers les Coquillards ».

Au fil des pages nous sommes ainsi confrontés au « grand siècle des empoisonneuses ». Durant cette section l’auteur s’intéresse à « l’affaire des poisons » tout en étudiant plusieurs cas. Ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions est constitué de courtes parties aux titres des plus évocateurs. Celles-ci nous ouvrent les yeux sur l’Histoire du crime en France. Celle-ci au fil des sections nous étonne, nous surprenne voir nous choque. Il en est ainsi de la section « le viol d’enfant : de la tolérance au scandale ».

Ainsi on apprend entre autres « qu’il faut attendre la fin du XVIIe siècle pour qu’apparaissent une plus grande sensibilité à la souffrance des jeunes victimes ». De même « la fin du XVIIIe siècle a vu se transformer l’attitude envers les violences sexuelles sans les bouleverser (…) ». « Il faut par ailleurs attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que le viol suivi de meurtre provoque une forte indignation collective ».

Cependant cette Histoire du crime en France en plus d’étudier l’évolution des mœurs, des crimes, de la justice s’intéresse en profondeur aux crimes et à ce qui est à leur origine. Cela souvent à travers une étude de cas précis. Comme celui « d’Antoine Léger, violeur et anthropophage » une étude de Laurence Guignard. « (…) Le crime perpétré par Antoine Léger, le conduit en 1829 à la guillotine. Mais provoque après l’affaire une question nouvelle sur la folie homicide ».

Comme le dit si bien l’auteur de cette section. « Si l’horreur criminelle traverse les âges. Sa réception et son traitement social tout comme les implications culturelles de sa compréhension connaissent d’importantes variations ». Ainsi « dans cette affaire pour la première fois la médecine (…) fait d’un acte monstrueux parce qu’il semble échapper à toute logique rationnelle le produit d’un trouble de l’esprit ».

Au fil des pages de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions l’évolution des mœurs, de la science judiciaire sont passés au crible. Dont Cesare Lombroso « fondateur de l’école italienne de criminologie ». A travers la section « Le Criminel né existe-t-il ? » de Pierre Darmon. Sa théorie est analysée et remise en question. Tout comme nous avons déjà pu le voir dans Gueules d’assassins.

Tout au long de cette Histoire du crime en France de nombreux cas sont passés en revue à travers des analyses détaillées. Celles-ci nous ouvrent les yeux sur l’évolution de la justice et des mœurs. Cela à travers entre autres « Et la presse inventa le crime passionnel » analyse d’Anne-Claude Ambroise-Rendu.

Au cours de notre lecture de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions on assiste à l’évolution du code pénal et de la justice. Parmi les affaires passées à la loupe on retrouve celle de Landru. Cela à travers « Landru les archives d’un criminel ». Durant leurs investigations, les enquêteurs découvrent les archives de Landru. Tueur des plus organisé. A chaque fois une analyse minutieuse et documentée nous livre une histoire du crime voire plus largement de la justice en France.

Soyez témoins de l’évolution de la justice et des mœurs à travers une Histoire du crime en France

Histoire du crime en France du Moyen Age à nos jours. Nouveau Monde Éditions. Prix : 9,90€

Pour plus d’info : https://www.nouveau-monde.net/

Rédactrice freelance, Pigiste

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