Faites connaissance avec de véritables Docteur Maboul avec les médecins les plus zinzins de l’histoire de Michel Guilbert

Surprenant. Enrichissant. Décalé voire décapant. Voici les termes qui caractérisent le mieux Les Médecins les plus zinzins de l’histoire de Michel Guilbert. Comme le dit si bien l’auteur de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun « ces histoires incroyables, mais vraies feront autant rire que frémir ».
Au cours de notre voyage à travers l’espace et le temps Michel Guilbert nous dresse avec un humour décapant et des jeux de mots haut en couleur l’histoire non pas des zinzins de l’espace, mais des Médecins les plus zinzins de l’histoire. Cet humour décapant est présent dès l’introduction de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun et ce pour notre plus grand plaisir.
Ainsi « Eh oui en vérité ces médecins ont tous fait avancer la science. Dans toutes les directions, plutôt dans tous les sens. Sens interdit, sens contraire, sens de l’humour, bon sens, sensationnel, sens unique. En découvrant ces expériences invraisemblables. Cette imagination débridée. J’ai repensé à André Malraux notre tout Premier ministre de la Culture qui disait que « le scientifique comme l’artiste ne pouvait créer sans un brin de folie ».
Pour le coup cela s’applique parfaitement aux différents personnages hors du commun « parfois géniaux, parfois déjanté (et souvent les deux) ». Le but de ce livre selon l’auteur n’est pas d’être un livre d’histoire, mais un recueil d’histoires parfois drôles souvent déconcertantes mais toujours humaines ».
Nous entamons ensuite dans ce livre notre voyage à travers le temps pour rencontrer aux côtés de Michel Guilbert les Médecins les plus zinzins. Cela toujours dans un style facile à lire plein d’humour qui saura captiver les adeptes de bons mots. Cependant au-delà d’être plein d’humour ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun est surtout des plus enrichissant.
Première escale dans notre exploration des Médecins les plus zinzins de l’histoire : l’Antiquité. Avant de rentrer dans le vif du sujet on retrouve une mise en bouche, introduction qui captive notre attention. Nous laissant sur notre faim, on a qu’une envie en apprendre plus.
Ainsi « saviez-vous qu’avant cette époque (l’Antiquité) la médecine appartenait au sacré ? Les maladies étaient, en effet, considérées comme des punitions des dieux. La divination faisait office de diagnostic et les soins étaient administrés par des prêtres qui utilisaient leur savoir-faire et réalisaient incantations, offrandes ou purification. Et notre ami Hippocrate est apparu ».
Au fil de votre lecture nous rencontrons des noms connus « des personnalités célèbres et parfois déroutantes » et d’autres moins connus. Cependant tous ont marqué l’histoire de façon plus ou moins positif. L’auteur nous dresse leur portrait avec beaucoup d’humour voire un grain de folie douce des plus rafraîchissant et décapant.
Parmi ces Médecins les plus zinzins de l’histoire on a la surprise de trouver Nostradamus. Le titre nous met l’eau à la bouche « la confiture avant tout ». Car ce célèbre astrologue était aussi médecin. Ce dernier « mettait l’accent sur l’hygiène. En avance sur son temps donc ce qui est normal pour un astrologue ». Nostradamus était un doux dingue ayant quelques excentricités. Parmi celles-ci « le fait de refuser de se laver avec de l’eau ou de manger du sel. Deux produits qu’il considèrait comme nuisible à la santé ».
Préparez-vous au cours de notre lecture on va de surprise en surprise voire de fou rire en fou rire avec parfois un léger frisson d’effroi. Nous sommes tour à tour amusé, étonné, surpris mais aussi choqué face à ces Médecins les plus zinzins de l’histoire. Ces docteurs semblent parfois frôler l’hubris allant du doux dingue à des personnages plus inquiétants.
Durant notre escale à l’époque moderne, nous sommes amenés à faire connaissance avec un doux dingue. Athanasius Kircher « le docteur chat ». Ce dernier n’aurait clairement pas été ami avec les associations de protection animale. Cependant le style de Michel Guibert arrive à atténuer l’horreur voire la tension face à cette plongée dans le côté étrange voire obscure de la médecine. Ainsi Kircher était « Clairvoyant, il pensait que la musique avait une incidence sur l’état de santé. Voila que je vous ai trouvé l’inventeur de la musicothèque ».
L’auteur s’amuse et nous amuse. Cela entre autres en nous interpellant tout en anticipant nos réactions voire tout en nous prenant à témoin. Ainsi « Je vois la question qui vous pend aux lèvres. Mais alors ? Pourquoi-il est zinzin ? Eh ! bien il avait inventé un orgue à chats. Il avait mis dans des boites bien rangées côte-à-côte des chats et lorsqu’il appuyait sur une touche de l’orgue. Une aiguille s’enfonçait dans la queue du chat déclenchant des miaulements censés créer une mélodie ».
Bien qu’évoquant des sujets sérieux, étonnant voire angoissant Michel Guibert est le maître incontesté des bons mots et jeux de mots. Son humour décapant désamorce voire atténue au moins en partie les faits. Pour ce cas précis on peut noter la phrase de conclusion « Eh Kircher chat ne va pas la tête ». Je dois vous avouer que je partage cet humour raffiné. C’est pourquoi je ne pouvais qu’être intéressée et captivée par cette œuvre en plus bien sûr du sujet des plus prometteur.
Parfois la science-fiction voire la fiction et la médecine semblent proche dans ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun. Il en va ainsi pour Giovanni Aldini. La section lui étant consacrée s’intitule: « Les Nerfs à vif ». Rien à voir avec le cultissime film avec De Niro.
Comme souvent dans les Médecins les plus zinzins de l’histoire de Michel Guibert la phrase d’accroche donne le ton. Cela avec beaucoup d’humour et de second degré. « Aldini suit des études de physique de médecine et de philosophie. Etudes longues pour un scientifique qui s’est spécialisé dans les courts-circuits ».
De plus Giovanni Aldini avait pour oncle le célèbre Luigi Galvani. Il s’est passionné pour ses travaux. Giovanni en vient à le seconder et « à se passionner pour l’électrophysiologie. Aldini poursuit les recherches de son oncle sur le galvanisme ». Cependant Giovanni veut aller plus loin « il est convaincu qu’il pourra inverser les effets de la mort ». Aldini va expérimenter entre autres sur le cadavre d’un condamné. Cela ne vous rappelle rien ? En conclusion l’auteur déclare « Pour l’anecdote il parait que Mary Shelley s’inspira du cas Foster pour créer son célèbre Victor Frankenstein. Allez savoir ».
D’autres se sont donnés corps et âme pour faire avancer la médecine. Il en est ainsi de Stubbins Ffirth à travers la section « A couteaux tiré ». De nouveau rien à voir avec les films du même nom. A cette époque la « fièvre jaune frappe Chicago. Il est convaincu que la maladie n’est pas contagieuse. Il poursuit ses recherches assidûment. Et il avait raison de poursuivre cette idée puisque l’avenir lui donna raison : La maladie est transmise par les moustiques ».
Une chose est sûre ces techniques furent radicales. Ainsi il expérimentait ses recherches sur lui-même. « Pour prouver ces dires, il ne va pas de main morte. Il expérimente sur les animaux. Puis se prend lui-même comme cobaye. Il s’entaille la peau y met du vomi infesté… ». Mais la patte de l’auteur n’est jamais loin teintée d’humour, d’ironie et de second degré. « Cette pratique fut considérée comme contraire à l’éthique. (Alors que le problème ce n’était pas les tics, mais les moustiques) ».
Au fil des pages nous sommes amenés à côtoyer, parmi ces Médecins les plus zinzins de l’histoire de Michel Guilbert, des êtres farfelus pour leur époque. Certains étaient peut-être un peu trop en avance sur leur temps. Cependant ils furent à l’origine de découvertes voire d’avancées en médecine.
Après tout parfois entre le génie et la folie il n’y a qu’un pas. Parmi eux Ignaz Semmelweis et la section « on s’en lave les mains » Ce dernier est qualifié par l’auteur de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun « d’hurluberlu totalement génial pour l’époque ». Ainsi « il instaure le lavage des mains pour diminuer le taux de mortalité ». Cette idée fut mal reçue à son époque.
Tous ont plus ou moins marqué la science, les esprits pas toujours de façon positive. Parmi ceux-ci des charlatans de la pire espèce. Dont Charlotte N Winslow la « baby killer » et son remède miracle pour les nourrissons. « Dont une seule cuillère à café contenait assez de morphine pour tuer un petit enfant ».
Plus inquiétant ou étonnant « il aura fallu attendre près de 70 ans pour que soit remis en question. C’est seulement en 1911 que ce sirop est dénoncé par l’American Medical Association ». « On estime aujourd’hui que ce dernier causa la mort de quelques milliers d’enfants ».
Au fil des pages consacrées aux Médecins les plus zinzins de l’histoire de Michel Guilbert nous rencontrons d’autres escrocs et charlatans aux techniques des plus dangereuses, mortelles. Comme Linda Hazzard à travers la section intitulée « la faim justifie les moyens ».
Bien que Linda Hazzard n’avait pas de diplôme de médecine, elle exerçait en tant que spécialiste du jeune. Dans ses sanatoriums les techniques employées étaient des plus extrêmes entraînant la mort. Cela tout en rimant avec escroquerie et fraude. Cette section se clôture par une sorte de morale voire retour de flamme. Toujours teinté d’humeur décapant, décalé propre à l’auteur. Ainsi « elle tomba malade quelques années plus tard et décida de jeûner pour guérir. Finalement elle est morte de fin ».
Ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun s’intéresse entre autres à d’autres figures de charlatans et de faussaires. Ces derniers « exploitent la crédulité et la vulnérabilité des patients ». Ceux-ci font parfois penser à Victor Frankenstein par leurs expérimentations.
Parmi ceux-ci John R. Brinkley et ses greffes de glandes de bouc sur des hommes. Mais aussi son émule issu du XXe siècle : Serge Voronoff. Comme le dit si bien l’auteur dans sa phrase d’introduction et toujours avec l’ironie, le mordant qui le caractérisent. « Après les roubignoles de bouc place aux coucougnettes de chimpanzé ! Décidément voila des organes très prisés des médecins zinzins ».
Ce pionnier de la technique des greffes (thyroïdienne, osseuses…) est parti en couille. La chute de cette anecdote surprenante limite inquiétante et décapante. Ainsi « la chute de Voronoff fut brutale. Cocasse quand on sait que ce fut réellement une chute qui fut la cause de sa mort ».
Au cours de notre lecture des Médecins les plus zinzins de l’histoire de Michel Guilbert on est le témoin de médecines alternatives étonnantes parfois effrayantes. Ainsi au détour d’une page de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun on découvre les origines effroyables de la lobotomie.
Parfois des idées soi-disant avant-gardistes, progressistes basculent dans l’absurde, l’horreur voire la barbarie. Parmi ces derniers on retrouve l’ablation d’organe pour soigner la schizophrène. Aucune période n’est épargnée par Les Médecins les plus zinzins de l’histoire. Pour certains il s’agit de génies farfelus, de doux dingues, d’innovateurs.
Mais aussi de charlatans ou de fous furieux voire de faussaires. Dont de sacrés hurluberlus comme ce spécialiste de la greffe de foie qui signe de ses initiales, tatoue l’organe greffé comme un artiste sa toile. On n’est pas loin de l’hubris voire de l’orgueil. Face aux remords du docteur, l’auteur toujours avec l’humour qui le caractérise s’interroge « Est-ce un remord de bonne foi ? ».
Au cours de notre lecture de ce livre proposé par les Éditions de l’Opportun nous retrouvons aussi le célèbre Docteur Cline. Ce spécialiste de la fertilité a littéralement mis tout son corps à l’ouvrage. Ainsi il est le père de 99 enfants environ. Sur ce sujet il y a eu de nombreux films, téléfilms et documentaires. Ce docteur était le seul donneur des inséminations artificielles qu’il pratiquait. Cela sans l’accord des patientes. Ce drame causa un énorme scandale.
Faites connaissance pour votre plus grand étonnement avec le Les Médecins les plus zinzins de l’histoire grâce à Michel Guilbert
Les Médecins les plus zinzins de l’histoire de Michel Guilbert. Éditions de l’Opportun. Prix : 15,90€
Pour plus d’info : https://www.editionsopportun.com/