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Succombez au charmant portrait d’une princesse consacrée à Anne de Clèves

Anne de Clèves. Les Reines maudites d'Alison Weir. Editions Hauteville. Photo : Philippe Lim
Anne de Clèves. Les Reines maudites d’Alison Weir. Editions Hauteville. Photo : Philippe Lim

A l’âge de 24 ans, Anne de Clèves est considérée comme une vieille fille et doit vite se trouver un époux. Peu après via les jeux de pouvoir et d’alliances le problème est résolu. On lui propose d’épouser Henri VIII. Dans un premier temps, ce dernier semble séduit par son portrait. Puis il semble déchanter quand il la rencontre.

Cependant Henri VIII n’est pas le seul. Anne sait qu’elle doit tout faire pour plaire au roi. Car son mariage a tout à la fois des enjeux de pouvoir et politique. Mais surtout le sinistre souvenir des malheureuses reines l’ayant précédé plane sur elle. De plus Anne de Clèves doit composer avec des rumeurs malveillantes sur son passé et les jeux de pouvoir.

Émouvant. Envoûtant. Voici les termes qui caractérisent le mieux ce quatrième volume d’une série de 6 romans sur les épouses de Henri VIII : les Reines maudites. Il ne faut pas oublier qu’il fut surnommé Barbe Bleue. Nous avons précédemment pu découvrir les portraits d’Anne Boleyn et Jane Seymour autres Reines maudites auxquelles Alison Weir s’est intéressée.

En ouverture de ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville on aperçoit mis en parallèle l’arbre généalogique de la Maison Tudor (Angleterre) et de l’autre la Maison de La Marck (Allemagne, Clèves). Puis le portrait de femme de cette nouvelle reine maudite commence.

Ce nouvel opus d’Alison Weir est découpé comme les précédentes en plusieurs grandes parties. Celles-ci marquent la vie ou tout au moins les grandes étapes de la vie d’Anne de Clèves. Ainsi la première partie de ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville s’intitule « la Princesse de Clèves ».

Cette section nous est donnée du point de vue d’Anne de Clèves et est rédigée à la troisième personne du singulier. Il en sera tout le temps le cas durant notre lecture créant un lien voire de l’empathie avec elle.

Il ne faut pas oublier que cette œuvre est un roman historique et de ce fait comporte une part de vérité. Alison Weir via la jeune Anne de Clèves nous livre les attentes élevées des parents de cette époque envers leurs enfants et plus particulièrement leur fille.

Ainsi « à l4 ans, elle est censée maîtriser les vertus domestiques et impressionner les invités par ses nombreuses qualités ». Elle est « rompue aux us et coutumes et aux règles de courtoisie ». De même on découvre que soumise au jeu de pouvoir et d’alliance, la jeune Anne « était déjà fiancée depuis l’âge de 11 ans ». Anne de Clèves n’a jamais vu son futur époux pas même en portrait. Il s’agit de François 1er.

Dès le début de ce livre proposé par les Éditions Hauteville on est touché. Nous ressentons de l’empathie pour cette douce et naïve enfant. Cette dernière est tiraillée entre ses sentiments et les règles qu’on lui a inculqué. Son cousin Otto venu lui rende visite avec les siens ne lui est pas insensible. Ce sentiment semble partagé.

De même dans cette première partie de ce roman historique d’Alison Weir on ressent une légère pression sociale. Mais aussi la promesse d’un avenir meilleur, grandiose. Ainsi « on lui rappelait sans cesse qu’elle était promise à un grand destin ». Ce qui se révélera en tout cas en partie vraie.

Lors de cette première partie de ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville elle est bien naïve et trop facilement sujette à ses émotions. Au fil des pages de ce nouvel opus des Reines maudites d’Alison Weir on ressent de l’empathie pour elle.

De plus nous sommes confrontés à ses sentiments. Anne de Clèves nous apparaît sans filtre dans toute sa complexité. Par naïveté, elle succombe aux charmes du séduisant Otto. Nous avons accès à ses pensées, amplifiant le sentiment d’empathie.

Puis la jeune fille ressent vite de la culpabilité « le sens des convenances revenu peu à peu et avec lui la vague impression qu’elle venait de consentir à un acte interdit ». De même nous sommes confrontés à ses états d’âme, sa culpabilité. Mais aussi ses joies et ses peines que le temps d’un instant nous partageons avec elle.

Ainsi Anne de Clèves commençait à se sentir coupable. « Emportée par une vague de folie, elle avait trahi les principes inculqués par sa mère. Mais cela avait été tellement beau. Elle craignait d’être découverte mais ne se repentait pas ».

Cependant petit à petit dans ce passage de ce livre proposé par les Éditions Hauteville Anne de Clèves prend conscience de la portée de son acte. Ainsi « elle se rendit compte un peu tard que l’acte qu’elle venait d’accomplir avec Otto aurait dû être gardé pour son mariage. Ils venaient de voler à François son promis quelque chose qui lui appartenait légitimement ». Car à cette époque les jeux de pouvoir et d’alliances se scellaient par un mariage. La virginité de l’épouse étant bien évidement sous entendue.

Durant ce passage de ce roman historique consacré à Anne de Clèves on retrouve la figure de l’amour interdit. Ainsi Otto « lui demande sa main. La jeune fille se voit contrainte de refuser. « Cela n’est pas mon choix. Mais mon père tient à s’allier avec la Lorraine ».

Ce premier amour restera gravé dans son cœur et se rappellera à ses souvenirs. En gage d’amour il lui donne un anneau rouge. Sur ce dernier sont représentés les armoiries de sa famille. Ce bijou deviendra aux yeux d’Anne de Clèves un symbole d’amour éternel.

Cependant dans ce nouvel opus des Reines maudites d’Alison Weir la réalité les rattrape tout comme la portée de leur faute. Ainsi « Otto avait raison. Ce qui s’était passé entre eux deux devait absolument rester secret ».

Comme nous aurons l’occasion de nous en rendre compte dans ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville. Cette faute, cette erreur de jeunesse aux lourdes conséquences plane sur elle comme une menace latente.

Pour le moment dans ce nouvel opus consacré aux Reines maudites d’Alison Weir, Henri VIII est en arrière-plan. Il est à peine évoqué. « Certes mais il (François) pourrait auparavant être obligé d’entrer en guerre avec l’Angleterre. Si le roi Henri persiste à vouloir répudier Catherine pour épouser une courtisane. La reine Catherine est la tante de l’empereur ne l’oubliez pas ». Il s’agit de la première reine maudite abordée dans cette série au sinistre destin.

Puis un peu plus loin dans ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville le père d’Anne de Clèves raconte sa rencontre avec le roi Henri d’Angleterre. « Il y a de cela 8 ans, je me suis rendu dans ce pays avec le cortège de l’empereur. Je l’ai trouvé bel homme, mais totalement arrogant. Tout plein de son nouveau titre. Le pape venait de le nommer le défenseur de la foi (…) ». Peu à peu la peur persiste. La faute que ces deux jeunes gens ont commise n’est pas sans conséquence.

Au fil des chapitre de ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville les années et les saisons défilent. A noter le lien, la place importante qu’a la nourrice d’Anne de Clèves pour cette dernière. Ce secret devient un secret de famille. Auquel la mère de la jeune femme trouve une solution qui déchire le cœur de sa fille.

Cependant dans ce passage de ce nouvel opus des Reines maudites d’Alison Weir Anne de Clèves prend conscience de la justesse des propos de sa nourrice . « Elle venait d’éviter un terrible scandale. C’est cela sa chance ».

Toutefois ce secret planera sur son avenir et son bonheur telle une menace. Ce dernier ce rappel parfois à elle sous de multiples formes. Ainsi Anne de Clèves craint son frère. Ce dernier deviendra le nouveau chef de famille à la mort de leur père. « Car s’il découvrait son secret. Elle ne resterait pas impunie ».

Au cours de cette première partie de ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville nous suivons Anne de Clèves et son cercle familial. De nouveau un peu pus tard dans ce nouvel opus des Reines maudites d’Alison Weir leur père critique le roi Henri VIII. Ce dernier a rompu avec le pape afin de pouvoir changer d’épouse. Cela ne manque pas d’ironie sachant que sa fille Anne de Clèves épousera Henri VIII.

Une fois son frère Guillaume devenu le chef de famille. Il durcit les règles. Ainsi les femmes de sa famille ne doivent plus quitter leur appartement. Sauf pour des occasions officielles ou tout au moins jusqu’à leur mariage.

Les années passent Anne de Clèves atteint l’âge de 23 ans et n’est toujours pas marié. Elle commence à sentir le poids de cette situation peser sur ses épaules. Cela dure depuis la rupture de ses fiançailles 4 ans plutôt.

A ce moment dans ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville les guerres et jeux de pouvoir sont déjà présents, mais en arrière-plan. Tout est question de pouvoir et de stratégie cela prend forme entre autres dans les mariages arrangés. Cependant elle ne se laisse pas aller au désespoir. Car Anne a toujours conservé auprès d’elle l’anneau rouge d’Otto. Cela même après avoir appris qu’il s’est marié.

Peu de temps après dans ce nouvel opus des Reines maudites d’Alison Weir son frère Guillaume lui annonce une grande nouvelle. « Le roi aurait montré de l’intérêt à la proposition de son premier conseiller Cromwell d’épouser Anne ».

Face à cette nouvelle Anne de Clèves n’a pas la réaction escomptée. Loin de sauter de joie cette nouvelle la trouble voire l’effraie. Elle sent planer sur elle le souvenir, les fantômes des précédentes reines. Ainsi « non, non certainement pas. Le passé matrimonial d’Henri d’Angleterre avait alimenté les ragots de la chrétienté pendant des années. Il avait eu trois femmes et toutes avaient connu des fins tragiques ».

« D’après la rumeur il aurait empoisonné la première. La seconde il l’avait passé par le fil de l’épée. La troisième était morte en couches moins d’un an plutôt et il songeait déjà à se remarier. De l’avis général c’était un tyran tant dans la chambre à coucher qu’en-dehors ».

Anne de Clèves est peu attirée par l’idée. Elle trouve le courage de s’opposer tout au moins un instant à son frère. Ce dernier lui faisant remarquer son peu d’enthousiasme. Celle-ci répond « Et ça vous étonnes (…). Une couronne justifie-t-elle qu’on épouse un monstre ».

Toutefois ce genre d’état d’âme n’a pas sa place dans les jeux de pouvoir. Ainsi son frère lui explique qu’ils ont besoin de cette alliance. Puis il change de tactique et tente de la rassurer. « Je vous protégerais ». De plus le roi tout comme lui a besoin de cette alliance. Ces propos ne rassurent pas pour entant Anne de Clèves « je suis toujours en danger » s’exclame-t-elle.

Cependant dans ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville, la jeune femme commence à se faire à l’idée. Ainsi elle commence à voir d’un œil plus clément les actes de Henri VIII envers ses reines maudites.

« Mais après tout, il en était à sa quatrième tentative et on peut comprendre qu’il se montrait prudent. Sans doute recherchait-il lui aussi une union dans laquelle l’amour pouvait s’épanouir ». « Ce n’était pas précisément le mariage dont elle avait rêvé. Mais peut-être qu’avec la ferme volonté des deux parties de trouver le bonheur. Cela pouvait réussir. Il en allait de l’intérêt de tous ».

Au fil de ce portrait d’Anne de Clèves dresser par Alison Weir. Elle nous apparaît sensible, compatissante, bienveillance. De même elle a le désir de plaire voire de faire passer les désirs des autres avant les siens. « J’ai d’abord été horrifiée. Mais je vois maintenant les avantages de cette alliance et je suis fière d’agir pour le bien de Clèves » confie-t-elle à sa sœur. Mais la perspective des adieux lui brise le cœur.

De plus sur sa joie tout comme sur sa vie plane une menace. Cette dernière ternit son bonheur et pourrait mener à de sinistres conséquences. Son erreur de jeunesse ce rappel souvent a elle et à sa conscience. « Si Henri ne remarquait rien lors de la nuit de noces alors elle serait à l’abri ». Cette crainte d’être découverte par le roi est intense et constante. Car cela risquerai de la faire rejoindre la liste des reines maudites.

Peu après dans ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville Anne de Clèves est surprise en découvrant certains usages à la cour du roi. Plus précisément le fait qu’à la cour d’Henri VIII on ne fait pas tant de différences entre les hommes et les femmes. Ainsi rien n’interdit à ces dernières de peindre….

En préparation de sa venue à la cour d’Angleterre le roi lui envoie Susannah Gilman. Cette jeune femme parle allemand. Elle est envoyée à ses côtés pour apprendre à Anne de Clèves les us et coutumes en Angleterre. Mais aussi pour lui apporter des notions d’Anglais. Toutes deux se lient d’amitié. Cependant sa prochaine condition pourrait remettre en cause cette relation.

Comme souvent dans ce nouvel opus des Reines maudites d’Alison Weir. Anne de Clèves nous apparaît douce, compatissante, mais aussi un peu naïve. Elle n’est pas armée contre les usages et les jeux de dupes de la cour. De plus de bonne volonté, elle veut être une bonne mère pour Louis le fils du roi.

Cependant et bien avant son départ, Anne de Clèves est déjà confrontée aux rumeurs. Celles-ci influencent l’opinion de la cour et peuvent être une arme dangereuse. Tout ou moins pour le moment dans ce livre proposé par les Éditions Hauteville celles-ci sont positives. On parle beaucoup d’elle à la cour.

Un peu plus loin dans ce portrait d’Anne de Clèves dressé par Alison Weir son frère la met en garde. Car selon lui, elle est un peu trop innocente voire naïve. « Ma chère sœur vous ne devez pas oublier que rien n’est gratuit dans ce monde (…). Vous êtes encore bien innocente à ce jeu de pouvoir ». Puis il ajoute « beaucoup vous semblerons généreux une fois la couronne posée sur votre tête ».

Peu après le roi et sa future position ce rappel à elle à travers une lettre. Celle-ci lui fait oublier toute réserve. Elle est des plus touchante. Pour Anne de Clèves c’est le symbole d’un amour éternel. Elle semble reprendre espoir. Ainsi « après sa lecture elle le savait à présent tout irait bien ». Cependant ce sentiment ne durera pas.

 Ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville enchaîne sur la deuxième partie consacrant sa position. « Anne reine d’Angleterre ». Car son erreur de jeunesse son amour impossible ce rappel à elle et pourrait s’il est découvert causer sa chute. Parmi ses affaires se trouve « l’anneau rouge symbole de leur amour éternel ».

Cette menace voire ce mauvais présage va se concrétiser. Au cœur de sa suite la suivant en Angleterre se trouve Otto et sa femme. Anne de Clèves durant ce passage des Reines maudites d’Alison Weir a comme un pressentiment « cela l’empli de terreur ». « Il lui semblait que le passé dû la narguer à jamais avec ce péché de son enfance ».

Ainsi elle est tout à la fois troublée et inquiète. De plus on retrouve une figure de menace « Mais sa présence me met en danger. Si son comportement laissait deviner qu’il y a eu quelque chose entre nous. Cela pourrait éveiller les soupçons du roi et il croirait alors que j’avais amené avec moi mon amant ». Au fil des pages de cet ouvrage, on suit avec passion son périple et son évolution.

Durant son voyage cependant les fantômes des reines maudites qui l’ont précédé ce rappel à elle. Tout à la fois synonyme de menaces voire de mauvais présages. Ainsi durant ce passage de livre proposé par les Éditions Hauteville au cours de l’escale à Calais dans le lieu où elle loge. Anne voit les initiales A. R. Celles-ci se référent à elle. Mais en regardant de plus près elle voit des rayures masquant les initiale A. B.

Ce sentiment, cette idée de mauvais pressage qui la trouble se renforce quand elle croise la route de Mme Stafford. « Susannah la met en garde. Cette dernière à mauvaise réputation. C’est Mary Boleyn la sœur d’Anne (…). Elle n’hésitait pas à accorder ses faveurs » et avait eu un bâtard avec le roi. De nouveau dans ce portrait d’Anne de Clèves dressé par Alison Weir on voit le pouvoir des rumeurs. Celles-ci font et défont une réputation en un tour de main.

Peu après dans ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville Anne après avoir vu le portrait d’Henri VIII a hâte de rejoindre son bel époux. Cependant comme souvent dans ce portrait de femme dressé par Alison Weir les mauvais présages, le malheur ne semblent jamais loin. Ce qui renforce son malaise, son trouble.

Ainsi durant son séjour « à Rochester quand elle demande ce qu’il est devenu de lui. Susannah répond condamné à la décapitation. Car il refusait de valider le mariage du roi avec la reine Anne et de reconnaître sa majesté comme chef de l’église ».

De même « tout ça parce qu’ils ne voulaient pas (Thomas More et l’évêque) accepter Anne Boleyn comme reine ». Et ironie du sort « un an plus tard Anne Boleyn avait été décapité à son tour (…) ». Comme tout au long de ce nouvel opus des Reines maudites d’Alison Weir nous avons accès aux pensées de l’émouvante Anne. « Plaise à Dieu que le destin ne tourne pas ainsi pour moi ».

Cependant dans ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville l’auteur sait habilement tisser la toile de son intrigue. Cela tout en jouant sur nos attentes et en réussissant à nous faire ressentir de l’empathie voire de la sympathie pour Anne de Clèves.

Peu après la jeune femme va désenchanter lors de sa première rencontre avec Henri VIII. « Cet homme monstrueux était le roi en personne ». Anne de Clèves est stupéfaite. Il est loin du prince charmant qu’elle avait imaginé et loin du portrait qu’elle avait vu.

Cependant une part de sa personnalité et de ses manières exquises vont peu à peu la charmer. Durant leur discussion Henri VIII montre un penchant romantique qui lui plaît. Toutefois son bonheur est en demi-teinte. Anne de Clèves sent une colère enfouie. Elle en vient à douter de la disposition du roi à son encontre par sa faute voire ses maladresses. De plus les fantômes des autres reines planent autour d’elle.

Henri VIII souhaite l’appeler autrement qu’Anne. Cette dernière lui dit que dans sa langue cela se prononce Anna. Ce qui lui convient. Il « préférait éviter de l’appeler Anne en raison de souvenir douloureux que lui rappelait ce prénom ».

De même elle est effrayée à l’idée qu’il pourrait se montrer cruel et impitoyable. « Et il pourrait bien le devenir si je ne lui plaisais pas ». Puis terrifiée, elle en vient à penser « le roi pourrait me tuer aussi s’il découvrait que j’ai porté un enfant, un bâtard ».

Tout au long de notre lecture de ce roman historique proposé par les Éditions Hauteville. On ressent encore plus d’empathie pour Anne de Clèves. La jeune femme est perdue dans un nouveau pays. Dont elle ne maîtrise ni la langue, ni les règles, ni la mode.

Toutefois elle va tout faire pour échapper au destin des autres reines maudites dont Alison Weir a dressé le portrait. cependant lorsqu’elle fait la connaissance de ses dames de compagnie dans son appartement. Un nom sort du lot. Celui de Catherine Howard future épouse du roi Henri VIII. Un peu plus tard Susana la mettra en garde en découvrant son manège. « C’est exactement le jeu que jouait Anne Boleyn et regardez où ça l’a mené ».

Au fil de notre lecture de ce portrait d’Anne de Clèves dressé par Alison Weir on se rend compte que tout ne se passe pas comme elle l’espérait. Elle va vivre non pas une histoire d’amour passionné ou un conte de fées. Cependant un lien sincère va se créer. Toute à la fois généreuse, compatissante bien que n’étant pas parfaite. Ces traits de caractères font que le roi éprouve de la tendresse pour Anne.

Peu à peu dans ce roman proposé par les Éditions Hauteville Anne de Clèves devient si l’on peut dire une observatrice de second plan. Ainsi elle voit dans l’ombre deux reines lui succéder et la santé du roi décliner.

Pour prolonger votre lecture je vous invite à lire les notes de l’autrice. On y apprend entre autres qu’Anne de Clèves est l’unique épouse du roi Henri VIII a qui on accorde l’honneur d’être enterrée à l’abbaye de Westminster. Cet évènement a eu lieu le 3 août 1557 sur ordre de la reine Marie.

Tout comme les précédents portraits des Reines maudites dressés par Alison Weir. Ce livre proposé par les Éditions Hauteville attise notre curiosité et notre intérêt voire nous pousse à en apprendre plus sur leur vie réelle.

Laissez-vous émouvoir par le portrait d’une reines maudites bien-aimée Anne de Clèves dressé par Alison Weir

Anne de Clèves. La Princesse de Clèves. Les reines maudites d’Alison Weir. Éditions Hauteville. Prix : 9,95€

Pour plus d’info : https://editions-hauteville.fr/

Rédactrice freelance, Pigiste

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