Succombez aux charmes dévastateurs et hilarants du Petit OSS 117 illustré par l’exemple de Philippe Durant

Décalé. Iconique. Hilarant. Voici les termes qui caractérisent le mieux cet ouvrage proposé par Nouveau Monde Éditions. Nous avons le plaisir de retrouver aux commandes du Petit OSS 117 illustré par l’exemple Philippe Durant. Ce dernier en plus d’être un cinéphile accompli et passionné maîtrise aussi l’art des bons mots et de l’argot. Ainsi j’ai eu le plaisir de lire sa biographie consacrée à Michel Audiard.
Dans ce recueil proposé par Nouveau Monde Éditions, l’auteur décrypte 130 répliques issues du meilleur comme du pire de notre cher Hubert Bonisseur de La Bath. Cela dans un style facile à lire plein d’humour, d’ironie, de bons mots et d’argot. Durant notre lecture, on reconnaît bien la marque de fabrique de Philippe Durant.
Au fil des pages de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions, on retrouve de nombreuses citations. Celles sur un fond blanc écrites en noir sont extraites des différents films. Tandis que celles sur un fond noir sont des citations d’artistes. Parmi ces derniers l’attachant Jean Dujardin indissociable du personnage d’OSS 117.
C’est aussi celui qui le décrit et en parle le mieux. « OSS est un con ! Mais un con sublime ! Quand on me dit il est raciste, colonialiste (…). Je réponds oui si vous voulez, mais c’est surtout un idiot (…). On ne peut rien y changer. Il n’est même pas éducable (…). Il ne calcule rien, il n’a pas de vice en lui ».
Entamons maintenant notre immersion totale au cœur du Petit OSS 117 illustré par l’exemple aux côtés de Philippe Durant. Cette œuvre est une mine d’informations, mais surtout entraînera de nombreux fous rires. Cela tout en nous plongeant dans l’univers haut en couleur de notre cher agent secret.
Dans un premier temps, dans ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions nous sommes amenés à faire connaissance avec son créateur. Jean Bruce était « un ex-agent de liaison. Durant la résistance il entre dans les services secrets de l’armée ».
Après la guerre, l’auteur multiplie les emplois. Puis « un peu désabusé et voyant la prolifération de romans policiers et d’espionnage. Il se lance dans l’écriture d’un premier livre refusé par plusieurs éditeurs. Cela ne saurait le décourager. Il continue d’écrire inlassablement et ce n’est qu’à son sixième roman qu’il éveille l’attention de Fleuve Noir ». « Un nouvel héros est né ». En conclusion, « le succès d’OSS 117 est aussi rapide que colossal. OSS devient l’un des héros favoris des lecteurs ».
Chose intéressante et amusante, j’ai appris grâce à ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions que quatre ans plus tard naissait un autre célèbre espion James Bond créé par Ian Fleming. Cette information et elle ne sera pas la seule, nous pousse à la réflexion.
Philippe Durant nous livre ensuite une filmographie détaillée des « vrais films OSS117 ». Ceux-ci sont associés à des « résumés officiels fournis par la production ». Le tout accompagné du titre bien sûr et de la fiche technique du film.
Avant de rentrer dans le vif du sujet laissons notre cher agent secret se présenter. « Je m’appelle Herbert Bonisseur de La Bath. Je suis bien vivant n’en déplaise aux despotes, aux tyrans et à tous les adversaires de notre beau pays. Désolé mes ennemis vous pouvez reboucher le champagne ranger les cotillons. OSS 117 n’est pas mort ».
Accrochez-vous le voyage au cœur du Petit OSS 117 illustré par l’exemple de Philippe Durant va commencer et il sera des plus décapant. A chaque fois la page d’introduction associe à la lettre abordée une ombre portée représentant un pistolet sur une cible. Ce qui n’est pas sans nous rappeler un autre célèbre agent secret.
Pour notre plus grand bonheur nous retrouvons au fil des pages de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions l’ironie mordante de Philippe Durant. Au cours de notre lecture de ce Petit OSS 117 illustré par l’exemple il nous faudra être des plus attentif. Car l’auteur en cinéphile accompli multiplie les références entre autres à la pop culture et au cinéma. Concernant la lettre A et plus particulièrement l’Afrique. « Depuis qu’on a découvert que l’Afrique c’est chic. Qu’il y existe un roi lion et qu’il y a des gorilles dans la brume ». Et j’en passe et des meilleures.
A chaque fois dans ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions à chaque mot est associé une ou des citations. Celles-ci sont ensuite décryptées pour notre plus grand plaisir dans un style pas piqué des hannetons par Philippe Durant. Ainsi pour le terme agent secret, on retrouve deux citations. « Je suis agent secret pas nourrice » OSS 117 (Afrique) / « Je suis certes agent secret, mais je n’en suis pas moins Français » OSS 117 (Rio).
Durant cette section du Petit OSS 117 illustré par l’exemple de Philippe Durant on apprend entre autres que la formulation « agent secret est préféré à celle d’espion qui sonne de manière plus malsaine. L’espion est fourbe l’agent secret est ironique (…). Bien que secret, il est d’abord agent. C’est-à-dire quelqu’un qui agit, qui réagit. Il est censé avoir reçu une formation ».
Cependant notre cher Hubert Bonisseur de La Bath est un drôle d’agent secret. Il est maladroit, un tantinet idiot, mais indéniablement attachant. Comme le dit si bien Michel Hazanavicius « OSS 117 est tout sauf méchant. Sa bonne foi totale lui donne un côté enfantin ».
Ainsi la formation d’OSS 117 reste floue. On découvre « (…) qu’il a appris à se battre avec des champions arthritiques à la retraite (…) ». De plus « cet agent est aussi secret. Cependant OSS 117 travail avec un tel sens de la discrétion que tout le monde le reconnaît dès qu’il entre dans une pièce ou descend d’un avion ». « Tout dans sa conduite, son attitude, sa tenue, son sens du devoir font de lui un authentique polichinelle du secret ».
Au fil des pages du Petit OSS 117 illustré par l’exemple le décryptage des différentes citations nous plonge dans l’univers de notre cher agent secret. Cela toujours dans un style qu’Audiard n’aurait pas renié propre à Philippe Durant.
Ce dernier emploi à merveille les jeux de mots, l’ironie et l’humour. Ainsi concernant le slogan des hippies soit les Flower Children « faites l’amour pas la guerre ». « D’autres vivant à la belle étoile furent nommés les hippies sans lit ».
Ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions est enrichissant mais surtout à mourir de rire. C’est le cadeau idéal pour les adeptes de bons mots, d’humour, mais aussi pour les cinéphiles voire pour les inconditionnels d’OSS117.
Au fil des pages du Petit OSS 117 illustré par l’exemple de Philippe Durant nous sommes amenés à faire plus ample connaissance avec « ce con sublime ». Cependant comme le dit si bien Jean-François Halin « même si OSS est stupide et agaçant. Jean Dujardin parvient à en faire un personnage attachant dont on rit, mais qu’on ne peut pas détester ». Incontestablement quand on parle d’OSS 117 le visage de l’acteur s’impose à nous. On se remémore des scènes ou passages des différents films avec le sourire.
C’est un univers haut en couleur teinté d’absurde qui s’ouvre devant nous. A chaque fois les définitions au cœur de ce livre proposé par Nouveau Monde Éditions sont à prendre avec des pincettes. Car les faits réels croisent habilement l’absurde le tout assaisonné de références multiples et de jeux de mots décapants.
Ainsi concernant la lettre E et plus particulièrement les expressions désuètes. « OSS 117 n’étant pas né de la dernière pluie. Il lui arrive d’employer des mots et expressions qui se sont quelque peu (…) du français courant ». Parmi celles-ci on peut citer « Messieurs il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte ».
Philippe Durant s’amuse et nous amuse tout au long de son Petit OSS 117 illustré par l’exemple. Ainsi concernant cette formule. Celle-ci « connaît de nombreuses variations (…). La compagnie en question n’est jamais clairement définie. Il ne s’agit ni de la 7e (…) ».
Au fil des pages de ce livre captivant proposé par Nouveau Monde Éditions le terme OSS est décrypté. Car oui à quoi se réfère OSS 117. « En tant qu’agent secret français Hubert travaille au sein de SDECE (Service de Documentation Extérieur et de Contre-Espionnage) ».
L’auteur souligne une incohérence nous poussant à la réflexion « toutefois le matricule d’Hubert pose problème. Car l’OSS est normalement le sigle de l’Office of Strategic Services créé en 1945 par l’armée américaine. Donc il semble qu’Hubert soit sans doute indirectement rattaché à la branche américaine ».
Cependant savez-vous que nous connaissions un autre agent de l’OSS 117 ? Pour ma part, je l’ignorais ou j’ai pu l’oublier. Il s’agit d’Indiana Jones. Ce dernier « le rappela à deux agents du FBI venues lui chercher des poux dans la tête (Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal) ».
Une partie de Petit OSS 117 illustré par l’exemple est consacrée au plan drague (ou comment séduire comme OSS 117) en 12 cours. Car oui notre agent secret tout à la fois balourd et attachant est aussi un grand séducteur. Enfin quand il arrive à ses fins. Cela toujours dans un esprit absurde, décalé propre à ce personnage.
Ce recueil de bons mots nous ouvre les portes de l’univers haut en couleur de notre cher OSS 117. Ce dernier est un pur divertissement et est source de nombreux fous rires. Car comme le dit si bien Jean Dujardin « OSS n’est pas qu’une compilation de bons mots ou de propos subversifs. C’est avant tout une comédie d’aventure. Une pure distraction (…) ».
Après la lecture de ce Petit OSS 117 illustré par l’exemple de Philippe Durant. On a qu’une envie prolonger l’expérience en visionnant à nouveau les aventures de notre cher et décalé agent secret. Car « une chose est sûre OSS sera toujours là lui ».
Préparez-vous à entamer un voyage décapant grâce au Petit OSS 117 illustré par l’exemple de Philippe Durant
Le Petit OSS 117 illustré par l’exemple de Philippe Durant. Nouveau Monde Éditions. Prix : 15,90 €
Pour plus d’info : https://www.nouveau-monde.net/