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Secondez le détective amateur Hector Millepas au cœur d’enquêtes extraordinaires dans Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles

Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet. Éditions AlterPublishing.
Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet. Éditions AlterPublishing.

L’énigmatique Hector Millepas revient au pays après 20 ans d’absence. Fort d’un sens de l’observation, de l’analyse et d’une intuition des plus aiguisées. Il aide à l’occasion le commissaire Jules Labonté à résoudre des affaires criminelles étonnantes.

Énigmatique. Captivant. Surprenant. Voici les termes qui caractérisent le mieux Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet. Ce livre proposé par les Éditions AlterPublishing nous plonge en immersion totale au cœur de cinq enquêtes d’Hector Millepas « le détective des Sables-d’Olonne ». Celui-ci, par certains points nous fait penser à Maigret voire Sherlock Holmes. Le tout teinté d’ironie de second degré et de mystère.

En ouverture on retrouve une carte des Sables-d’Olonne situant les emplacements des lieux clés propres à chaque affaire. Puis dans ce livre proposé par les Éditions AlterPublishing, nous rentrons dans le vif du sujet avec la première enquête. Il s’agit de « Mort paranormale rue National ».

En ouverture nous apercevons une illustration en noir et blanc. Dans celle-ci nous voyons dans un intérieur cosy un homme mort dans son fauteuil. Une tache s’étend sur son torse. Cette image est associée à une mise en situation : octobre 1951, les Sables-d’Olonne.

Ce roman policier proposé par les Éditions AlterPublishing est écrit dans un style des plus facile à lire. Ce dernier est composé de courts paragraphes constitués de courtes phrases des plus visuelles. Celles-ci instaurent un rythme à l’action.

Pour commencer, l’action prend place dans le bureau du commissaire Jules Labonté. A cet instant nous sommes en présence du juge d’instruction et du commissaire. Tous deux se trouvent devant une impasse. De plus le personnage de l’énigmatique et talentueux détective Hector Millepas est des plus attachant.

A noter de même tout au long de Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet, l’habilité de l’auteur. Ce dernier tout à la fois maîtrise son sujet et fait d’habiles références aux romans policiers plus précisément à de grands classiques.

Cette première affaire au cœur de ce livre proposé par les Éditions AlterPublishing prend la forme d’un huis clos. « Une pièce close. Sans possibilité d’en sortir sans être vue. Une victime poignardée. Un seul individu sur les lieux qui n’aurait connaissance de rien, ne serait responsable de rien ».

Durant ce passage, on trouve une habile référence à Gaston Leroux. De même, l’intrigue n’est pas sans rappeler par certains points le Mystère de la chambre jaune. « Quelle histoire (…). On croirait une de ces énigmes policières pour magazines de gare ». / « Oui le genre d’histoire à la Rouletabille où un petit reporter se mêle d’affaires apparemment insolubles pour y trouver une solution ». Dans ce livre ce sera un retraité au passé mystérieux détective amateur tout aussi talentueux. Face à cette impasse, Jules Labonté introduit Millepas un « auxiliaire efficace ayant toujours agi avec la plus grande prudence, avec la plus grande discrétion ».

Peu après dans ce livre proposé par les Éditions AlterPublishing, Hector Millepas est convoqué au commissariat. C’est la première apparition du « détective amateur ». Celui-ci est indissociable de sa pipe et de sa blague à tabac. Ce qui nous fait inconsciemment penser à Maigret.

Dès le début le détective amateur se révèle des plus attachant et des plus étonnant. Il fait tout à la fois preuve d’ironie et de second degré. Hector Millepas est aussi plein d’esprit : « Je n’ai apporté à chaque fois qu’un concours limité. Même si j’admets qu’il a pu parfois être décisif ». Mais aussi : « ma tâche n’a souvent consisté qu’à imaginer des possibilités, échafauder des hypothèses, à conjecturer pour orienter les recherches ».

Le commissaire et le juge d’instruction requièrent son aide sur l’affaire Amboise. Le juge d’instruction se saisit du dossier et expose les faits de ce huis clos. Ceux-ci sont mis en situation. Ainsi la police une fois sur place fut stupéfaite. S’ensuit une description qui reprend à merveille l’illustration qui introduit cette première affaire.

« Amboise était affaissé dans un fauteuil. Sa tête était tombée sur sa poitrine dont s’écoulait un flot de sang. Elle était percée sur le côté gauche à hauteur du cœur qui paraissait avoir été (…) au couteau. Le tapis était imbibé de sang. Aucune arme n’a été trouvée près du corps ».

Dans la même pièce, un homme nie les faits. Cependant ses explications semblent très peu crédibles. Cette affaire est une énigme entraînant une totale confusion. Maintenant tout repose entre les mains d’Hector Millepas. Ce dernier va devoir venir à bout de ce mystère. Il est l’ultime solution et agit en tant qu’inspecteur stagiaire.

Peu après dans Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet, Jules Labonté et Hector Millepas se retrouvent seuls. Face aux faits, ce dernier ne peut qu’approuver « tout cela paraît bien obscur ». De même le commissaire déclare « j’ai 30 ans de métier et franchement c’est la première fois que le dossier d’une affaire est aussi vide ».

Tous deux reprennent les faits, les procès-verbaux et passent en revue les différentes personnes impliquées. Cependant cela entraîne plus de questions que de réponses. Le mystère s’épaissit. A cet instant dans livre proposé par les Éditions AlterPublishing on assiste à la passation de l’affaire. « C’est à votre tour ».

De nouveau durant ce passage de Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet, nous retrouvons une référence à un classique des romans policiers. Ainsi Hector Millepas rappelle au commissaire « l’Affaire Jacques d’Imbreval en 1922 ». Devant l’incompréhension de Labonté, le détective amateur le rassure : « pour cause il s’agit d’une aventure d’Arsène Lupin ».

Au cours de son enquête, Millepas fait preuve d’un sens de la déduction des plus affuté et d’un sens de l’honneur et de la justice des plus prononcés. Cela tout en faisant preuve d’une ironie à toute épreuve « est-ce que vous n’êtes pas policier ? ». / « Bah pas tout à fait. Je ne suis que stagiaire. Je vous le rappelle ».

Nous sommes ensuite amenés à prendre part à l’enquête suivante avec « Fatal réticule ». En ouverture nous retrouvons des photographies situant l’action : « L’immeuble au réticule à droite des Galeries Vendéennes ». Nous sommes en avril 1952 au Sables-d’Olonne.

Cette affaire commence au cœur de l’action. Comme dans l’histoire précédente un magistrat tendu est dépassé par une affaire importante requiert l’aide du détective amateur ainsi « qu’une grande discrétion ». Cette fois-ci, c’est l’avocat de l’accusée qui requiert l’aide d’Hector Millepas pour éclaircir une affaire. Celle-ci semble pourtant conclue. Ainsi sa cliente reconnaît les faits. Pourtant il a le sentiment qu’elle cache quelque chose. On apprend que « c’est un inspecteur qui m’a glissé de m’adresser à vous ».

De nouveau dans ce livre proposé par les Éditions AlterPublishing, on retrouve notre cher Hector Millepas dans toute sa splendeur. Face à ces propos, il est tout à la fois ironique et sarcastique « trop aimable approuve le détective en tirant une bouffée d’un air sarcastique. Je ne sais pas ce qu’ils ont tous à vouloir solliciter mon aide à titre officieux. Alors qu’ils s’en passaient officiellement très bien ». Cependant il se laisse attendrir. « Alors, dit-il, et si vous me racontiez cette affaire en détail. J’adore les histoires ».

A ces mots, l’avocat expose les faits. De nouveau le crime a eu lieu dans un lieu clos. Toutefois cette fois, il y a des témoins. Cependant l’attitude de l’inculpée a de quoi intriguer. Face aux éléments Hector Millepas fait de nouveau preuve de déductions minutieuses et judicieuses. « C’est une arme assez lourde pour une femme ». / « C’est celle de son frère ». On apprend que la victime était un tireur d’élite.

Cette affaire comporte une part de mystère. L’intérêt, la curiosité voire l’instinct du détective le titillent et le poussent à faire ses propres investigations. Peu après dans celle nouvelle enquête au Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet, Hector Millepas fait part de son intuition au commissaire Labonté. « Je ne suis pas loin de croire qu’ils n’ont pas cherché ce qu’il fallait où il fallait. Qu’ils n’ont pas su où regarde en somme ».

Cependant le commissaire reste dubitatif. Alors que pour notre détective amateur, il a « l’intuition que les choses ne se sont pas passées comme on croit ». « Je veux savoir la vérité, Hector Millepas avec entêtement ». De nouveau, il va prendre les choses en main. Une chose est sûre, le détective sait ménager ses effets voire son entrée. Cela dans le but de faire ses révélations voire d’introduire la résolution de l’affaire. En conclusion, nous retrouvons un croquis reprenant un moment clef de l’intrigue.

Certaines enquêtes au cœur de Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet touche d’un peu plus près notre cher détective. Il en est ainsi du « fantôme du sémaphore ». Cette fois-ci ce n’est pas la police, mais un ami d’Hector Millepas qui requiert son aide pour une affaire qui sort de l’ordinaire.

Comme tout au long de ce livre proposé par les Éditions AlterPublishing, notre spécialiste des énigmes insolubles, en apparence tout au moins, en est une lui-même. Ainsi son ami Roger lui déclare « je me suis toujours un peu demandé de quoi tu tirais ta retraite. Si j’ai bien compris : une retraite que tu as prise drôlement jeune dit donc ». Ce à quoi notre cher détective répond à demi-mot « à bourlinguer aux quatre coins du monde on attrape vite quelques rhumatismes ». Cet ancien militaire semble avoir mille et une facette.

A nouveau, Hector Millepas est vu comme l’ultime recours en cas d’affaires extraordinaire. « Hector (…). Il s’agit d’une affaire un peu délicate. J’ai pensé à toi. Car je ne sais pas à qui m’adresser ». Face à ces paroles, on retrouve l’irone qui caractérise le détective chevronné « je croirais entendre le commissaire Labonté ».

Son ami poursuit « ne fait pas le modeste. Tu sais bien ce qui se dit par ici sur ton habileté a aidé la police dans certaines affaires ». Face à l’attitude anxieuse de son ami, il cesse de jouer avec lui et promet de l’aider. Peu après ce dernier lui relate les faits « je crois que le sémaphore est hanté ».

Au cœur de cet ouvrage proposé par les Éditions AlterPublishing, c’est l’enquête la plus légère, mais toute aussi mystérieuse de ce recueil. Face au récit de Roger, Hector Millepas est dubitatif. Dans un premier temps, son esprit cartésien et analytique ne peut y croire. De plus, il y a eu effraction. Notre cher détective est des plus ironique et manie avec brio le second degré.

Ainsi quand son ami lui dit que la personne qui est rentrée par effraction chez lui n’a pas laissé de traces. Hector Millepas répond « les fantômes n’en laissent généralement pas ». Son ami prenant au pied de la lettre ses propos répond « c’est aussi ce que j’ai pensé ». Le détective ajoute « mais ils passent à travers les murs sans forcer les (…) ». Cependant face à l’inquiétude et l’anxiété de son ami il accepte de séjourner chez lui et d’enquêter.

Une fois sur place à l’anxiété, l’inquiétude de Roger répond le calme d’Hector Millepas qui « a déjà son idée sur les faits ». Ce dernier compte résoudre vite ce cas « au plus tard demain soir je serais chez moi ». Notre cher détective est plein de surprises et ne manque pas de ressources. Ainsi il dispose de multiples connaissances et capacités acquissent durant la guerre.

Face aux réactions de son ami dubitatif face à sa façon de mener l’enquête. On a tout à la fois une référence à Sherlock Holmes, mais aussi un habile exemple d’ironie, de second degré. « Qu’aurais-tu voulu me voir faire ? Fureter partout avec une loupe, à la main et une casquette à carreaux sur la tête. C’est bon pour les romans ».

Durant cette enquête au sein de Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet, notre cher détective souligne un point. Ce dernier peut se rapporter à toutes les affaires abordées dans cet ouvrage, mais aussi à la majorité des romans policiers. « La clef d’une énigme réside le plus souvent dans le mobile ». Une autre de ses constatations rejoint ce point « mystifier le public est l’accessoire des prestidigitateurs, des politiciens ou des romanciers. C’est hélas aussi un truc de criminel ».

Une autre affaire au sein de ce livre proposé par Éditions AlterPublishing va toucher encore plus profondément notre cher détective. Il s’agit « Dans l’enfer de la Pironnière». En flânant Hector Millepas se retrouve face au lieu d’un crime et face au commissaire Labonté. Ce dernier l’interpelle « le cas vous intéresse ». Notre cher détective reconnaît la victime « Une vague connaissance. La sœur cadette d’un copain de classe aujourd’hui disparu ».

De plus on apprend que notre cher détective lui avait parlé la veille. Elle avait besoin de son aide et se sentait menacée. Cet échange nous est restitué. Durant celui-ci le mystère entourant notre cher Hector Millepas s’épaissit. Une chose est sûre, il a bourlingué « je suis de retour au pays et je me repose d’une vie qui n’a pas toujours été de tout repos ».

Mais se repose-t-il vraiment ? Car son aide est souvent demandée pour résoudre des cas hor norme. Elle ajoute « Hector on en raconte des choses sur ton compte (…). Que tu as été marin, soldat ou explorateur ? » / « Mettons les 3 à la fois, dit Hector Millepas, qui sait ». Ce dernier s’amuse à entretenir le mystère l’entourant. Cette nouvelle affaire est liée à un événement c’étant déroulé en 1927.

Comment souvent dans ce livre proposé par les Éditions AlterPublishing, le mobile est la clef de l’énigme. Tout de long des enquêtes au sein de Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet, on suit avec passion les investigations, le travail de déduction du détective amateur confirmé.

Pour ne rien gâcher l’ironie, et le second degré donnent un côté rafraîchissant à ses enquêtes et rendent Hector Millepas plus accessible si l’on peut dire. La dernière enquête reprend la forme du huis clos « crimes bizarres rue des deux phares ». Notre cher détective va mettre à profit ses connaissances et son esprit aiguisé pour mener à bien ses enquêtes.

Prenez part à des enquêtes extraordinaires aux côtés d’un détective chevronné dans Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles

Mort paranormale rue Nationale et autres affaires criminelles d’Hervé Gaillet. Éditions AlterPublishing. Prix : 20,50 euros

Pour plus d’info : https://www.alterpublishing.com/

Rédactrice freelance, Pigiste

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